Yvan Keller, le tueur à l’oreiller

Yvan Keller, le tueur à l’oreiller

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Il serait considéré comme le tueur en série français ayant fait le plus grand nombre de victimes ! Son nom : Yvan Keller. Le mobile derrière tous ses crimes : avoir le maximum d’argent en un laps de temps réduit. On le surnommera « le tueur à l’oreiller » à cause de son mode opératoire : étouffer ses victimes dans leur sommeil avec une couette ou un oreiller.

Yvan Keller prenait essentiellement pour cible les personnes âgées et esseulées, beaucoup trop vulnérables pour opposer résistance à sa cruauté. Entre 1991 et 2006, il tue pas moins de 23 personnes, en Alsace, mais aussi en Allemagne et en Suisse sans compter d’innombrables autres victimes jamais identifiées.

Source : psycho-criminologie

Miraculeusement à chaque fois, le meurtrier passera entre les mailles du filet, sans laisser de trace. Car Keller était aussi un homme à plusieurs facettes : le jour, c’était un chef d’entreprise de jardinage modèle, gentil, avenant et sérieux ; la nuit, il se transformait en redoutable prédateur, hors-la-loi et sans pitié.

Quand la police parvient enfin à mettre la main sur lui en 2006, « le tueur à l’oreiller » commet l’inattendu : il se suicide, au sein même des locaux du tribunal de Mulhouse, en emportant tous ses secrets et en laissant derrière lui une enquête inachevée et des familles de victimes endeuillées qui demandent désespérément réparation.

Sans plus tarder, je vous invite à remonter le fil de cette enquête particulière pour cerner au mieux le personnage d’Yvan Keller, redoutable cambrioleur et tueur de vieilles dames !

Yvan Keller est né à Wittenheim, près de Mulhouse, le 3 décembre 1960. Ses parents sont des gens du voyage récemment sédentarisés, ayant parcouru par le passé toute la France à bord de leur caravane. Dès son plus jeune âge, Yvan est contraint par son père à voler pour nourrir la famille, composée entre autre, de la mère et de huit autres enfants.

Durant son adolescence, Keller se familiarise avec le milieu du  banditisme Alsacien. Il commet des petits holdups et vole à l’arrache ce qui le conduit plus d’une fois, à la prison pour mineurs. Mais l’appât du gain, toujours grandissant, le pousse à se tourner carrément vers les cambriolages des maisons bourgeoises et des boutiques de luxe. Ses tous premiers larcins comptent déjà des pièces de maitres et des antiquités qu’il revend à prix d’or à des brocanteurs et des collectionneurs.

Jusque-là resté impuni, Yvan Keller est condamné en 1984 à dix ans de réclusion criminelle pour avoir agressé violemment des antiquaires de Batteinheim afin de leur volé des tableaux. Bénéficiant de remises de peine, Il recouvre la liberté cinq ans plus tard.

Au début des années 90, Keller mène est une existence plus en moins rangée. Du côté personnel, sa vie de couple qu’il partage avec Séverine, est heureuse et équilibrée. Côté professionnel, il vient tout juste de fonder une entreprise de jardinage, spécialisée dans le paysagisme qu’il a baptisé « Alsa Jardin ». Les affaires, du reste, marchent plutôt bien.

Véritable monsieur tout le monde, Keller s’illustre auprès de ses clients qu’ils le trouvent irréprochable, toujours souriant, avenant et effectuant de l’excellent travail. Mais Keller avait d’autres plans derrière la tête. Son métier lui permettant d’aller sur le terrain, il repère les « bonnes affaires » et prend le temps de se familiariser avec les habitants des maisons où il travaille.

Ses clients et plus particulièrement ses clientes, sont généralement des femmes âgées, invalides ou physiquement diminuées. Yvan Keller le sait. Ces femmes sont seules, malades, affaiblies par l’âge ou la maladie. De surcroît, elles ont sûrement des retraites conséquentes et de l’argent en liquide à l’intérieur, voire même des objets de valeur ! Son passé de bandit le rattrape, qui bientôt, sera doublé aussi de celui de criminel !

Dans la nuit du 7 mars 1991, dans la banlieue de Mulhouse, Alice Muller, vieille dame souffrant de problèmes cardiaques est retrouvée morte dans son lit par sa sœur. Elle gisait sur le dos et son drap, était remonté sur son menton comme si elle dormait paisiblement. Sa sœur, Hélène Muller qui habite avec elle, s’était retrouvée nez à nez avec un cambrioleur la nuit même. Celui-ci avait fini par prendre la fuite. Le cadavre d’Alice Muller après examen médical, ne portait aucune trace de strangulation ou autre agression. Sa mort est finalement déclarée naturelle et l’affaire en reste là.

Peu de temps avant son décès, Alice Muller avait fait appel à Yvan Keller pour effectuer des transformations dans son jardin. Il ne sera en aucun cas suspecté.

Quelques mois plus tard, Yvette, une femme de 76 ans habitant Mulhouse, est retrouvée également morte dans son lit par un membre de sa famille. Des traces d’infraction, notamment un volet cassé et une fenêtre laissée ouverte, font automatiquement penser au cambriolage qui aurait mal tourné. L’enquête n’ira pas plus loin, encore une fois.

En 1994, trois femmes, Marie Winterholer, 79 ans, Ernestine Mang, 86 ans et Augusta Wassmer, 77 ans, décèdent l’une après l’autre à moins de 4 mois d’intervalle , dans le même quartier, situé au 10, Rue Basse à Burnhaupt-Le-Haut. Leurs cadavres sont retrouvés couchés sur le dos avec leurs draps impeccablement tirés sur le menton. Outre cela, les familles trouvèrent de fortes sommes d’argent manquantes et des cartes guichet disparues. Néanmoins, la mention mort naturelle, figurera sur les trois certificats de décès et ce, malgré l’insistance des proches pour ouvrir une enquête.

Trois décès, survenus dans la même rue, et en un laps de temps réduit, parler de coïncidence serait beaucoup trop simpliste ! D’autant plus que le compte courant d’Augusta Wassmer, l’une des victimes, sera débité à trois reprises comme pourra le constater sa fille sur les relevés bancaires.

Yvan Keller était bien évidemment derrière tous ces vols et crimes et son modus operandi tout aussi crapuleux : il tuait tout simplement pour ne pas être dérangé quand il cambriolé les maisons. Toutes ses victimes étaient clientes de son entreprise de jardinage et le connaissaient bien. Keller s’infiltrait en douce dans les maisons à la nuit tombée , s’emparait d’un grand coussin ou d’une couette et étouffé ses victimes endormies avant d’emporter tout objet de valeur , tableaux , bibelots, bijoux , cartes de crédit et argent en liquide. Il était souvent assisté par un complice qui l’attendait quelques rues plus loin, à bord d’une voiture.

Yvan Keller avait un lien obsessionnel avec l’argent et avait toujours peur d’en manquer. Mais qu’en faisait-il cependant ?

L’une de ses passions maitresses : le jeu. Flambeur invétéré, Keller menait grand train et se plié à tous les caprices de son épouse. L’argent des cambriolages était dépensait dans des restaurants étoilés et des séjours dans des hôtels et des thalassos de luxe. Dans les casinos, Keller pouvait débourser jusqu’à 10.000 euros en une seule soirée tandis que sa femme se rabattait sur les fourrures et autres accessoires signés !

Source : m6videobank

Sa passion du jeu le pousse à tuer de plus en plus. Le 12 février 1995 il fait une nouvelle victime, Madeleine Lesecq, une octogénaire habitant à Eschau. La somme de 1000 francs lui est prélevée de son compte bancaire comme le constatera son fils quelques jours plus tard.

Yvan Keller ne fera plus parler de lui durant les années qui suivirent. Mais début 2000, il fait l’objet de plusieurs dénonciations à la police que ça soit de la part d’anciens complices ou de son ancienne épouse, Marina. Cette dernière parle d’un homme violent, imprévisible et cupide  qu’il l’aurait contrainte à se prostituer pour lui ramener de l’argent.

D’autres membres de la famille Keller ainsi que des gens du voyage parleront d’Yvan en des termes peu élogieux. La police de Strasbourg le place alors sur écoute téléphonique afin de repérer un quelconque indice capable de l’écrouer.

En 2003, une enquête menée par l’inspecteur Gilles Poirier, couvrira six cambriolages de maisons ayant eu lieu entre 1991 et 1995 dans la région de Mulhouse. Pierre Keller, le propre frère d’Yvan alors en conflit avec lui, avait lui-même donné les détails concernant les maisons en question.

Un témoignage réitéré par l’ancien bras droit et homme de main d’Yvan, François de Nicollo. Interrogé par la police, ce dernier fourni des détails sur le déroulement des cambriolages mais aussi les meurtres des vieilles dames qui s’en suivirent, commis par son ancien patron qui insistait pour agir tout seul. De Nicollo confia que pour acheter son silence, Yvan Keller lui allongeait à chacun de leurs déplacements, la somme de 1000 ou 1500 francs.

L’insaisissable «Tueur à l’oreiller » est finalement arrêté en septembre 2006 au terme d’une enquête longue de trois ans. Interrogé dans le commissariat de Mulhouse par Gilles Poirier et ses collègues, il avoue être coupable de 23 meurtres. Plus tard, il déclarera même, et avec une certaine vantardise, avoir en réalité commis 150 homicides et ce, aussi bien en France qu’en Allemagne et en Suisse. Les policiers sont stupéfaits.

Transféré devant le juge d’instruction, Keller pose ses conditions : il veut être dans une cellule isolée loin des autres prisonniers. Et il ne s’arrête pas là : il souhaite que son épouse  soit protégée par la justice durant son incarcération, qu’on lui fournisse un logement décent et qu’elle ne manque de rien. En contrepartie, il se dit prêt à donner le nom de toutes les victimes. Sa demande est rejetée par le juge qui refuse de subir ce genre de chantage.

Le 22 septembre 2006, dans le tribunal de Mulhouse, Yvan Keller, profitant d’un long moment d’inattention des policiers, enlève ses lacets et se pend avec dans sa cellule. Il est retrouvé par ses geôliers en début d’après-midi. Son suicide met l’appareil judiciaire sens dessus dessous.

Son avocat ira même jusqu’à intenter un procès contre la police pour faute professionnelle : aucun prisonnier ne doit être laissé sans surveillance de surcroît avec ses lacets aux chaussures. Il gagne ce procès et des indemnités seront même versées à Séverine Keller pour « la dédommager » de la perte de son compagnon. Une décision toutefois  mal digérée par les familles des victimes, restées quant à elles dans l’impasse judiciaire suite au suicide du meurtrier dont les crimes demeureront impunis.

Source : france3-regions.francetvinfo

L’affaire du « Tueur à l’oreiller » est l’archétype même du véritable gâchis judiciaire, dû en partie au dysfonctionnement de l’enquête, à la non-coordination entre les différents corps de la police, à la quasi-absence de pièces à conviction et aux témoignages faits sur le tard. Le suicide soudain et inattendu d’Yvan Keller, laissera les investigations au point mort et les familles de victimes complètement inconsolables, convaincues que justice n’a pas été rendue.

La particularité d’Yvan Keller, est qu’il n’avait jamais eu recours à la violence physique à l’égard de ses victimes, n’utilisait ni revolver ni arme blanche, se contentant de les étouffer afin de faire passer le meurtre pour une mort naturelle, un modus operandi d’autant plus crédible que les victimes étaient pour la plupart âgées et malades.

Sa passion obsessionnelle du jeu, l’avait entrainé dans une cadence meurtrière régulière, et on se demande encore aujourd’hui si le besoin permanent d’argent aurait été le seul moteur de son passage à l’acte ou bien agissait-il par pur sadisme ! Avec cent cinquante meurtres inexpliqués et autant de questions restées en suspens, Yvan Keller emporta tous ses secrets dans sa tombe, laissant ainsi planer derrière lui, le mystère pour toujours.

 

Les sources :

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