Carl Panzram , le monstre méconnu du Minnesota

1 Fév 20 | Criminologie | 0 commentaires

Aujourd’hui nous allons vous parler d’un criminel hors norme, d’une âme en peine qui se détestait et détestait le monde entier. Quelqu’un qui n’a vécu que dans le crime, la violence, la misère, les camps de redressement et les prisons…Depuis l’âge de 8 ans !

 

En 1929, le prisonnier matricule 31614 a 37 ans et il a déjà passé les 3/4 de sa vie en prison. Cassé mais rebelle, sa dernière tentative d’évasion est un échec, dans une prison à Washington, on le jette dans le cachot sans nourriture pendant trois jours, il dort à même le sol, on l’asperge d’eau froide, on l’humilie… mais lui plein de rage, ne pense qu’à riposter.

 

Un jeune gardien aux idées progressistes, Henry Lesser, est intrigué par ce colosse d’un mètre 80, énorme, plus de 105 kilos, que personne n’arrive à mater. Henry est intéressé par ce cas sulfureux et indomptable. Tous les jours, il vient l’observer. Le prisonnier a des yeux noirs de colère contenue et il l’observe lui aussi. Une connexion se passe entre les deux hommes, Henry voit au-delà de la bête humaine en face de lui, il voit un être blessé. Henry tente de communiquer et l’homme lui parle car lui aussi il voit qu’Henry est un surveillant plus humain, il ne le traite pas comme les autres gardiens, il ne le regarde pas comme un chien à mater. Alors d’une voix qui vient de nulle part, derrière les barreaux, dans le noir, l’homme répond à Henry. Henry découvre que cet homme sait lire, écrire et a une philosophie bien à lui, empruntée à Schopenhauer et de Nietzsche! Une philosophie acerbe, pessimiste et amer… Henry est intrigué et veut faire quelque chose, il ne sait pas quoi mais il veut faire parler encore cet homme, pourquoi est-il devenu comme ça ? Que lui est-il arrivé de si terrible pour finir dans ce cachot ? Henry a une idée, le soir, au moment de sa ronde, il glisse un bout de papier et un crayon à travers les barreaux de la cellule de Matricule 31614 et lui souffle trois mots : «Ecrit ta vie»…L’homme accepte.

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