Pourquoi a-t-on tué ce jeune homme tranquille, toujours dans son coin, qui ne cherchait jamais les noises, et que rien ne semblait prédisposé à la violence des rues, à l’enfer de la drogue et les règlements de compte entre gangs de quartier ? Pourquoi personne ne s’est donné la peine, parmi les officiels, de dénoncer ce qu’il lui est arrivé ? 

L’affaire ne retiendra l’attention du public, et notamment le jeune public, durant un laps de temps restreint, jusqu’à ce qu’un nom de la scène du rap français viendra s’y mêler. Durant les mois qui suivront l’assassinat de Loïc Kamtchouang, l’implication du rappeur franco-guinéen, MHD, dans ce meurtre sera indéniable. Des vidéosurveillances auraient en effet intercepté le rappeur et d’autres gars tabasser Loïc ; et la voiture qui lui a roulé dessus, une berline Renault Talisman, appartenait bien au chanteur. 

Même si MHD s’acharne à clamer son innocence face à cette accusation, aux yeux de la justice, il reste l’accusé numéro un, le commanditaire le plus crédible de ce massacre qu’il aurait vraisemblablement prémédité avec sa bande quelques temps auparavant. Si son implication dans le meurtre de Kamtchouang est avérée, MDH risque jusqu’à trente ans de réclusion criminelle ! 

Je vous invite à revenir avec moi à cette funeste nuit du 5 au 6 juillet 2018 et remonter plus loin encore, quelques années plus tôt, au Cameroun pour comprendre les périples et les épreuves par lesquelles est passé celui qu’on surnommera « l’inconnu de la république », Loïc Kamtchouang, ou un destin a pris fin brutalement. 

 


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