Une mamie tueuse en série : L’affaire Nannie Doss

Une mamie tueuse en série : L’affaire Nannie Doss

 Aujourd’hui nous allons aborder un sujet bien particulier, celui d’une femme en perpétuelle recherche de son prince charmant… 

Alors que normalement, toutes les femmes se rendent compte très vite que l’homme parfait n’existe pas et s’accommodent des défauts de leurs hommes avec le temps.. Nannie Doss, elle, elle n’arrive pas à faire avec les défauts des hommes… Elle veut un homme parfait un point c’est tout ! Elle a tellement rêvé de l’amour dans les romans-photos et dans les livres, qu’elle ne veut plus que ça !

Au cours de sa vie, Nannie Doss a connu cinq hommes en tout. A chaque fois, qu’elle en rencontre un, elle est certaine que c’est l’homme de sa vie. Mais une fois mariée, elle se heurte aux vilains défauts… Les amoureux de Nannie finissent alors par devenir ses victimes. Car quand elle est contrariée, Nannie a la manie de se débarrasser du mari gênant. Elle l’empoisonne et tourne la page à la recherche du nouveau candidat. 

Nannie Doss est une tueuse en série qui élimine ses hommes…Et voici son histoire.

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Il a terrorise les habitants de San Francisco pendant des mois ,Richard Ramirez!

Il a terrorise les habitants de San Francisco pendant des mois ,Richard Ramirez!

Aujourd’hui, nous allons évoquer l’histoire du fameux « Night Stalker », un tueur en série qui a terrorisé les nuits des habitants de Los Angeles et de San Francisco durant des mois. Il pénétrait dans des maisons par effraction, puis il tuait, cambriolait, violait… Il laissait également des symboles sataniques sur les murs. Fan d’occultisme et de heavy metal, il se prenait pour le disciple de Satan..

Voici son histoire.

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Emilie Louvet, la fille indigne !

Emilie Louvet, la fille indigne !

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Mardi 18 janvier 2005, Angélique, Anabelle et Emilie Louvet se rendent chez leur mère Maryse qui ne donne plus de nouvelles depuis quelques jours.. Veuve depuis 6 mois, cette femme de 51 ans vit seule dans un pavillon de Mareuil-Lès Meaux, Seine-et-Marne, en région d’Île-de-France.

Mais depuis un moment, elle ne répond plus au téléphone et ne va plus voir les personnes âgées qu’elle assiste comme auxiliaire de vie. Où est-elle ? Que fait-elle ? Les filles sont inquiètes. Elles se sont même déplacées au commissariat pour signaler cette soudaine disparition.

Elles rentrent dans la maison, aucun signe de la maman ! Elles fouillent partout, mais il n’y a rien d’anormal. Tout est à sa place. Par contre, dans la cuisine, Anabelle est intriguée par des provisions sur la table. Normalement, tout est rangé dans le frigo, pourquoi elle a fait sortir tout ça sur la table ? Voulait-elle faire un grand repas de famille ? Est-elle partie précipitamment ? Pour aller où ?

Annabelle ouvre le réfrigérateur pour y remettre les aliments et là, la surprise est encore plus grande : le frigo est rempli de sacs en plastique. De gros morceaux de viande sont emballés dans des sacs poubelle. Qu’est ce que c’est que ça ? Elle en prend un et l’ouvre : c’est une viande bizarre, étrange…c’est de la chair humaine ! Annabelle suffoque ! C’est sa mère, là, découpée en morceaux !

Les filles, sous le choc, appellent la police de Versailles. On fait le tour de la maison, on ne constate aucune effraction. Celui qui a fait cette horreur ne peut pas être un inconnu. C’est forcément quelqu’un que la victime connait et à qui elle a ouvert la porte. Les policiers orientent rapidement l’enquête sur la piste familiale. Ils sortent tous les sacs en plastique du frigo : onze morceaux de cadavre humain en tout ! C’est le corps découpé de Maryse Louvet.

C’est l’horreur absolue, un crime monstrueux ! On envoie les sacs au laboratoire médico-légiste, on met la maison sous scellés et on embarque les filles. Elles sont placées en garde à vue et on procède à leur interrogatoire , chacune dans un bureau à part.

Lors des auditions, les policiers apprennent que Maryse était veuve depuis 6 mois, son mari étant décédé d’un cancer généralisé. C’était une mère de 51 ans  autoritaire et aimante qui couvait ses 3 filles et ses petits-enfants et elle était très appréciée des patients âgés dont elle s’occupait comme auxiliaire de vie.

Quelques jours avant le drame, le climat était tendu entre elle et Emilie, la benjamine de 23 ans qui vit toujours dans la maison familiale. Emilie est un peu simplette, ne travaille pas et sort avec un petit ami que sa maman n’apprécie guère. Un certain Driss Sajdi, de nationalité marocaine.

Les policiers le retrouvent dans leurs fichiers. C’est un sinistre personnage qui a été condamné auparavant à vingt ans de prison pour le meurtre et le viol d’une femme de 21 ans nommée Valérie Grand, en 1991. Cette dernière a été retrouvée avec seize coups de tournevis près du cœur dans un champ. Il avait défoncé son crâne à coups de marteau. C’est en mai 2004 que Driss sort de prison. Il débute sa liaison avec Émilie, quelques mois plus tard… Est-ce un récidiviste ?

Annabelle et Angélique affirment que leur mère était très conciliante avec Emilie, mais que dernièrement, elle était désespérée par le manque de motivation de sa fille. Pour  la punir, elle la chassait, de temps en temps, hors de la maison, dans le but de la faire réagir. Mais les choses finissaient toujours par s’arranger entre la mère et la fille. Émilie a une voix et un visage d’enfant : joues roses, traits étonnamment juvéniles, dans un corps de 100 kg.

Elle est naïve, immature et en décalage vis-à-vis des gens qui la côtoient. Quand sa mère la rejetait et la mettait dehors, elle paniquait ;  elle atterrissait parfois chez une cousine ; d’autres fois, elle appelait le 115, le numéro d’hébergement d’urgence des SDF. Emilie se mettait très en colère contre sa mère quand elle se retrouvait dans cet état précaire, dehors, dans le froid sans rien à manger. Elle fulminait contre elle et racontait ses mésaventures à tous ceux qu’elle rencontrait.

Les policiers sont intrigués devant cette jeune fille atypique, surtout qu’elle ne présente aucun signe de tristesse pour la mort de sa mère ; elle sourit et fixe l’enquêteur en face d’elle ; elle change de sujet, raconte des blagues et semble inconsciente du sérieux du moment et de l’interrogatoire.

Il faut beaucoup pour la recadrer. Aux policiers, elle dit d’abord qu’elle n’a pas de petit ami, puis confrontée à son mensonge, elle lâche : «Je ne pensais pas qu’’il recommencerait.» Elle avoue qu’elle a assisté au meurtre de sa mère par Driss Sajdi…

Sur un ton fluide, sans aucune émotion, Emilie raconte que le mardi 11 janvier 2005, elle s’est disputée avec sa mère. Ensuite, elle a rejoint Driss dans sa voiture. Ils ont fait l’amour dans sa peugeot 405. Comme elle se plaignait fortement de sa mère qui ne la laissait pas tranquille, Driss prend son parti : elle n’a pas à la traiter comme une moins que rien !

Emilie a autant le droit d’être dans la maison qu’elle. Il va lui apprendre à respecter sa petite amie ! Il va la tuer ! Il sort alors de la 405 et se dirige vers le pavillon. Elle l’attend dans la voiture, pensant qu’il va simplement s’expliquer avec sa mère. Mais au bout d’une heure, elle le voit revenir …il l’a la braguette ouverte.

Les aveux d’Emilie Louvet se perdent dans des errements et des dénégations partielles. Au départ, elle soutient qu’elle est restée dans la Peugeot 405. Puis, elle admet qu’elle aussi est rentrée dans la maison, mais qu’elle est montée dans sa chambre, au premier étage.

Driss réveille brutalement Maryse Louvet, la roue de coups avec les mains et les pieds ; il la viole, puis appelle Emilie pour qu’elle vienne voir sa mère. Celle-ci, dénudée et défigurée, saigne de partout. Ne supportant pas que sa maman soit nue, elle lui ramène un pantalon, puis à la demande de Driss, elle prépare un café qu’elle lui apporte. Elle remonte ensuite tranquillement dans sa chambre. Une nouvelle fois, Driss l’appelle. Il vient d’étrangler Maryse avec un foulard. Elle regarde sa mère étranglée qui ne va plus la disputer !

Source : programme-tv

Emilie, tout au long de ses aveux, raconte, bute, se tait, recommence, se perd dans le fil. L’enquêteur en face d’elle la recadre, alors elle hésite et parle d’autre chose. On lui demande si elle était d’accord avec les agissements de Driss Sajdi. Elle dit que non, qu’elle était en colère qu’il ait tué sa mère, qu’elle avait peur de lui à ce moment-là. Elle ne lui a pas montré, mais qu’au fond d’elle, ça lui faisait mal de voir sa mère se faire assassiner. Ensuite, elle se tait de longs moments, puis dit tout de go qu’elle aime Driss Sajdi !

Emilie était-elle consciente de ce qui se passait vraiment ? Si oui, pourquoi elle n’a pas réagi ? Etait-elle d’accord avec ce que Driss Sajdi faisait à sa mère ?

Elle continue son compte rendu insoutenable et dit que le jour suivant le meurtre, Driss lui annonce qu’il va «découper» sa mère. Et pour se débarrasser du corps, il va donner les sacs contenant les morceaux à des copains pour les détruire. Driss attaque le cadavre à la hache. Elle, elle reste dans le salon, et de temps en temps, elle va voir, car « il l’engueule de ne pas regarder ». Comble de la monstruosité, elle dit qu’elle l’a juste aidé à ouvrir les sacs pour qu’il mette les morceaux à l’intérieur…

Le rapport d’autopsie révèle la présence de sperme et de lésions dans le vagin de la victime. L’ADN prélevé est bien celui de Driss Sajdi. Donc, il a bien violé la mère de sa petite amie. Il faut maintenant lui faire avouer le meurtre.

On émet un mandat d’arrêt contre lui et on part immédiatement à sa recherche, il est introuvable. La police se rend compte que quatre jours après son crime, Driss Sajdi s’est enfui au Maroc, un pays qui n’extrade pas ses ressortissants. Emilie se retrouve, donc, seule au centre des investigations.

Dans son enfance, Émilie est décrite par ses sœurs comme la préférée de ses parents. Elle a dormi avec eux dans leur lit, jusqu’à l’âge de 14 ans. Au niveau scolaire, elle décroche en primaire et n’a jamais trouvé d’emploi.

Elle souffre, jusqu’à ces 18 ans d’une maladie nocturne appelée l’énurésie. Mais elle a vite eu des difficultés scolaires et des problèmes de surpoids. Ses 100 kilos pour 1,65 mètre la complexent terriblement. Alors, avec Driss Sajdi, elle pensait avoir trouvé le grand amour. Elle lui écrit sur du papier à fleur et lui met plein de petits cœurs. Un conte de fée qui vire au cauchemar !

Source : tv-programme

Pendant la lecture de ses procès-verbaux d’audition par la juge d’instruction, Emilie n’exprime aucune émotion, aucun sentiment. Son avocat, maitre Thierry Benkimoun dit qu’il ne faut pas la juger sur ce point, car Emilie n’est pas comme les gens ordinaires. Là où on attend qu’elle pleure, elle sourit. Là où elle devrait sourire, elle pleure.

À son procès, en octobre 2008, seule dans le box, Emilie ne semble pas comprendre où elle se trouve. Caty Richard, l’avocate de ses deux sœurs, se souvient d’une accusée inerte, qui boude, qui se rend hautement antipathique.

Le seul moment où elle va pleurer, c’est lorsqu’ on lui lit déclaration de Driss Sajdi disant qu’il ne l’avait jamais aimée. La elle déchante. Elle a du mal à convaincre aussi, car la reconstitution démontre qu’elle a menti. Elle était dans la maison dès le début du massacre et elle n’a rien fait pour empêcher Driss de tuer sa mère.

Son avocat, maitre Thierry Benkimoun, a beau se démener, mais l’absence de Driss Sajdi a fait peser toute la charge du crime sur les épaules d’Emilie qui apparait comme une pauvre gamine retardée. Le psychiatre Daniel Zagury qui l’a examinée  dit d’Emilie qu’elle est incapable de percevoir et d’intégrer des pensées, des affects ou des émotions contraires. Elle a un quotient intellectuel très faible, largement inférieur à la moyenne.

Mais pour la pénaliste, Emilie a consciemment utilisé Driss Sajdi comme une arme contre sa mère. Cela semble aussi l’avis de la Cour d’assises de Seine-et-Marne qui la condamne pour assassinat et non pour complicité à une lourde peine de vingt ans de réclusion criminelle, assortie d’une sûreté des deux tiers. Elle a également été déclarée coupable d’atteinte à l’intégrité d’un cadavre.

En prison, Emilie Louvet n’a aucune visite. Elle a écrit à ses sœurs, à ses neveux, en vain. Ils ne veulent plus avoir affaire avec elle.

Apres deux ans de cavale pendant laquelle il a commis un viol sur une jeune femme au Maroc, Driss Sajdi est arrêté  par les autorités marocaines et jugé pour le meurtre de Maryse Louvet. Il est condamné à perpétuité le 12 janvier 2009 par la Cour de Fès, jugement auquel étaient présentes les deux filles, Angélique et Annabelle Louvet.

Il formule par la suite, un appel, malgré le risque de se voir condamner à mort. Le dernier verdict intervient en novembre 2009, l’assassin récidiviste a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Driss Sajdi ne peut plus faire d’autres recours, une décision qui soulage les deux filles de Maryse Louvet. Pour elles, la justice a enfin été accomplie pour leur mère qui peut maintenant reposer en paix.

Mardi 18 janvier 2005, Angélique, Anabelle et Emilie Louvet se rendent chez leur mère Maryse qui ne donne plus de nouvelles depuis quelques jours.. Veuve depuis 6 mois, cette femme de 51 ans vit seule dans un pavillon de Mareuil-Lès Meaux, Seine-et-Marne, en région d’Île-de-France. Mais depuis un moment, elle ne répond plus au téléphone et ne va plus voir les personnes âgées qu’elle assiste comme auxiliaire de vie. Où est-elle ? Que fait-elle ? Les filles sont inquiètes. Elles se sont même déplacées au commissariat pour signaler cette soudaine disparition.

 

Les sources :

L’affaire Ilan Halimi

L’affaire Ilan Halimi

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Aujourd’hui nous allons évoquer un crime crapuleux sur fond d’antisémitisme qui a révolté la France entière. L’affaire Ilan Halimi.

Près de Sainte-Geneviève-des-Bois en Essonne le lundi 13 février 2006, une automobiliste croit apercevoir un corps le long de la voie ferrée du RER C. Un brigadier de police est envoyé sur place. Il trouve un homme nu près du grillage. En s’approchant, il s’aperçoit que l’homme respire encore mais difficilement. Pendant son transport a l’hôpital, après plusieurs arrêts cardiaques, l’homme décède.

Qui est cet homme ? Qui lui a fait ça ?

Les policiers du 36 Quai des orfèvres réagissent tout de suite. Cela fait 3 semaines qu’ils sont sur une affaire d’enlèvement d’un homme de 23 ans. Est-ce lui ?

A l’institut médico-légale, le corps brulé est méconnaissable mais le test ADN confirme que c’est bien Ilan Halimi, un jeune garçon que l’on recherche depuis plusieurs jours . Les parents sont inconsolables. Cela fait 24 jours qu’il a été enlevé. Précisément le 20 janvier 2006, à Paris.

Source : licra

Ce jour-là, en début de soirée, Ilan sort de son travail. Il dîne chez sa mère comme tous les vendredis soirs. En milieu de soirée, il appelle Mony, sa petite amie pour la prévenir qu’il va boire un verre avec ses collègues avant de rentrer. En réalité, il a rendez-vous avec une autre jeune femme qu’il a rencontré 3 jours plus tôt.

Ilan n’est pas insensible au charme de cette inconnue. Personne n’est au courant, sauf Karim, son meilleur ami. Ilan hésite encore à la retrouver. Il propose à Karim de prendre un verre avec lui. Mais ce dernier décline la proposition parce qu’il est fatigué. Ilan lui dit alors qu’il va aller voir la fille.

Le lendemain, Mony, inquiète appelle Karim. Ilan n’est pas rentré de la nuit, et son téléphone est sur messagerie. Karim pense qu’Ilan est resté avec l’autre fille.. La journée passe sans aucune nouvelle de Ilan.

Vers 19 h, Mony reçoit un appel anonyme. On lui demande de consulter une adresse e-mail et on lui donne un mot de passe. Si elle veut des nouvelles d’Ilan, il faut qu’elle se connecte. Sur l’écran, Mony découvre une photo d’Ilan. Il est menotté, et il tient un journal pour authentifier la date de l’enlèvement. Sa tête est recouverte de scotch et et on  lui a mis un pistolet sur la tempe. Il a été enlevé et on demande une rançon de 450 000 euros !

Effondrés, les parents d’Ilan se demandent s’il faut prévenir la police ou pas. L’enjeu est terrible. Les services de police prennent l’affaire très au sérieux et ils vont enquêter dans le plus grand secret. Il s’agit de savoir pourquoi Ilan Halimi a été enlevé.

Ilan est un garçon sans histoire. C’est un petit vendeur dans un magasin de téléphonie, qui gagne à peine le smic… Ni lui ni ses parents ne sont riches…Alors pourquoi a-t-il été enlevé contre une rançon ?

Les ravisseurs choisissent le père d’Ilan, Didier Halimi, comme unique interlocuteur. Grâce aux écoutes téléphoniques, la police note que la personne qui appelle a un accent africain..Les appels téléphoniques vont se révéler absolument intraçables. Passés depuis des cabines téléphoniques publiques. Il est impossible de déterminer qui a passé l’appel. De plus, les policiers arrivent toujours quand il n’y a plus personne.

Les enquêteurs vont tenter de remonter la piste des mails envoyés à la famille. Mais tous les mails sont envoyés depuis des cybercafés et il faut 10 min aux fournisseurs d’accès à Internet pour remonter une connexion et savoir d’où elle a lieu. Un délai qui rend impossible une interpellation. Les enquêteurs découvrent que certains appels sont émis de Paris et d’autres de Côte d’Ivoire…Ils se demandent à qui ils ont affaire.

Est-ce un groupe de malfaiteurs internationaux ?

Les policiers explorent la piste de la jeune femme avec qui Ilan avait rendez-vous. Trois jours avant son enlèvement, la fille s’est présentée dans le magasin où il travaille, boulevard Voltaire. Elle a dragué ouvertement Ilan qui a été réceptif et lui a donné son numéro de téléphone. Elle est jolie avec des origines orientales. Il ressort des témoignages des collègues d’Ilan que cette jeune femme se présente comme esthéticienne et qu’elle vit à Sceaux. Et Sceaux, c’est précisément la ville où le téléphone d’Ilan Halimi est localisé pour la dernière fois..

Les enquêteurs vont éplucher les factures téléphoniques d’Ilan. Ils découvrent que  la fille utilise une puce prépayée. Il est donc impossible de l’identifier. Normalement, on n’utilise pas un téléphone avec une puce anonyme quand on veut draguer… Les policiers identifient les personnes qu’elle a contactées ultérieurement. Ils repèrent le numéro d’un homme qu’elle a contacté plus de 30 fois la semaine qui a précédé l’enlèvement d’Ilan, un certain Marc.

Quel est le lien de ce Marc avec cette inconnue ?

Interrogé, Marc explique que la fille s’appelle Lea. Elle s’est présentée à son magasin. Elle lui a dit qu’elle était esthéticienne et vivait a Sceaux mais il a décliné son rendez-vous trouvant son comportement louche.

Les policiers réalisent que l’approche était similaire à celle dont avait été l’objet Ilan Halimi. Ce ne peut pas être une coïncidence. Au contraire, Marc a probablement échappé à un kidnapping. On lui demande d’établir le portrait-robot de la fille. Il la décrit comme une blonde avec des cheveux raides et des yeux bleus, de type européen.

Cela ne correspond pas au portrait-robot qui est dessiné par les amis d’Ilan. D’une femme de type oriental, brune, avec les yeux noirs. Ce n’est pas la même fille mais c’est le même mode opératoire et les 2 filles utilisent le même numéro de téléphone..

Les policiers sont certains que ces femmes ont un lien avec les ravisseurs d’Ilan. Pour ne pas mettre en danger la vie d’Ilan, on ne diffuse pas le portrait-robot dans la  presse mais on le transmet dans tous les commissariats de Paris et sa banlieue. Une stratégie payante car on va faire le rapprochement avec une autre affaire qui a été traitée 1 mois plus tôt.

Un certain Mickaël a été victime d’une tentative d’enlèvement. Il a eu affaire à une certaine Melvina qui lui a fixé rendez-vous puis lui a demandé de la raccompagner chez elle. Et là, 4 types lui sautent dessus et le tabassent. Il voit la jeune femme sourire. Il comprend alors qu’il est tombé dans un guet-apens. Ses agresseurs tentent de l’enlever mais il hurle et alerte les voisins.

Pour les enquêteurs, Léa, Melvina et la mystérieuse jeune femme avec qui Ilan avait rendez-vous sont en réalité des appâts. Elles appartiennent à une même bande. De plus, les cibles ne sont pas choisis au hasard, car Ilan, Marc et Mickaël ont tous les trois un point commun. Ils sont tous de confession juive..

S’agit-il d’une organisation qui vise des victimes de confession juive ?

La famille d’Ilan vit le martyr. Didier, le papa, doit répondre aux appels menaçants des ravisseurs, et à chaque fois, les policiers lui demandent de gagner du temps en négociant au maximum. Les kidnappeurs veulent l’argent, mais pas de remise en mains propres. Ils exigent un virement électronique. Les policiers demandent au père d’Ilan de ne pas céder.

C’est l’argent contre l’otage. Pour les prendre en flagrant délit. Les négociations piétinent. Pendant ce temps, Ilan est continuellement frappé. Les ravisseurs vont même lui donner un coup de cutter sur la joue pour montrer qu’ils ne rigolent pas et envoient la vidéo par mail.. Chaque jour qui passe met un peu plus la vie d’Ilan en danger.

Les policiers contactent les fournisseurs d’accès à Internet pour localiser instantanément l’ordinateur utilisé par les ravisseurs dès qu’ils envoient un mail à la famille. Mercredi 1er février, un dispositif hors norme est mis en place. A Paris, 14 cabines téléphoniques et 14 cybercafés sont placés sous surveillance. A 18 h 50, l’alerte est donnée.

Les ravisseurs se sont connectés dans un cybercafé du 10e arrondissement de Paris. Mais il n’est pas placé sous surveillance. Les policiers arrivent trop tard. On envoie un autre mail d’un cybercafé du 14e et là, encore, les policiers manquent leur cible…La police abandonne la trace des cybers qui s’avère être un échec.

On demande à la famille d’Ilan de payer la rançon. 17 jours après l’enlèvement, dans un quartier au coeur de la capitale entre Châtelet les Halles. Didier Halimi tient une mallette contenant une partie de la rançon. Tout ce qu’il a pu rassembler. Une demi-heure avant la remise de la mallette, il reçoit un autre appel qui change le lieu du rendez-vous.

Il faut aller à place de Clichy. Didier Halimi y coure, toujours discrètement surveillé par la police. Il y a des policiers partout, dans les cafés, la librairie, dissimulés dans la foule. ils attendent, mais rien ne se passe. Ont-ils repéré les policiers en planque?

A 16 h, un des ravisseurs appelle enfin. L’homme demande un virement de 5000 euros via la Western Union. Puis il se rétracte et demande à Didier Halimi de prendre le train.. Le père d’Ilan craque. Il réalise qu’il ne reverra plus jamais son fils. Il ne va plus répondre au téléphone. Les messages s’accumulent sur le répondeur. Furieux, les ravisseurs se rabattent sur la maman d’Ilan, ils appellent Ruth Halimi et lui disent qu’elle va recevoir un doigt de son fils par la poste.. Un cauchemar !

Le 14 février 2006, les policiers diffusent dans les médias le portrait-robot de Léa. Contre toute attente, elle vient se rendre d’elle-même. Elle livre ses complices. Un coup de filet est effectué. Au total, on interpelle 27 personnes.

Le retentissement médiatique de l’affaire est immense. La presse va les surnommer «le gang des Barbares». 18 hommes et 9 femmes qui vivent dans la cité. Le chef de la bande, l’homme qui a joué avec les nerfs de la famille et des policiers pendant 24 jours, s’appelle Youssouf Fofana. Il a déjà fait 2 ans de prison pour braquage. Il est introuvable. Il a fui à Abidjan, où il pense être intouchable mais il est arrêté et extradé 10 jours plus tard vers la France.

Source : francetvinfo

Toute la bande est interrogée. Les enquêteurs lèvent le voile sur le plan machiavélique mis en place par Youssouf Fofana. C’était son idée de monter l’enlèvement d’un juif.. Il recrute Yalda, une fille de la cité et lui promet 3 000 euros. Yalda invite Ilan à prendre un verre le vendredi 20 janvier à 22 h, dans un café, Porte d’Orleans.

Ilan est au rendez-vous. Vers minuit, elle propose de prendre un dernier verre chez elle, à Sceaux. Le piège se referme. Yalda suit les instructions données par Youssouf Fofana et attire Ilan dans une allée déserte. 3 types attendent sur place. Ils sautent sur Ilan qui n’a même pas le temps de réagir…

A Bagneux, Ilan est en enfer. Maintenu ligoté depuis son enlèvement, il est nourri à la paille par ses geôliers. Ils lui donnent tout juste de quoi ne pas dépérir, des sachets de régime protéiné achetés en pharmacie, un sandwich ou des gâteaux lorsqu’ils y pensent et qu’ils veulent bien lui retirer son bâillon.

Ils le giflent, ils lui tapent la tête, le dos, les jambes, et lui font subir constamment coups, brimades, et sévices.

Il fait zéro degré dehors, l’appartement n’est pas chauffé et ils l’ont entièrement déshabillé. Pendant une dizaine de jours , Ilan dort à même le sol, sur un drap orange et son visage est entièrement recouvert de scotch

Le 12 février 2006, les complices de Youssouf Fofana en ont marre de jouer les geôliers. Ils ont compris qu’ils ne toucheraient pas un sou, et ils ne veulent plus continuer.

Ils décident de tondre Ilan, de l’asperger avec de l’eau glacée après l’avoir lavé, de l’asperger ensuite de white-spirit pour dissimuler toute trace d’ADN ou d’empreintes sur son corps et de l’enrouler dans un drap pour le livrer à Youssouf Fofana.

Le 13 février 2006, Youssouf Fofana conduit sa victime dans un bois, près de la voie ferrée de Sainte-Geneviève-des-Bois. Il va le massacrer à coups de couteau au niveau du cou et du flanc. Il l’asperge d’essence, le brûle vif et le laisse pour mort.

Source : france3-regions.francetvinfo

Pour ce crime horrible , Youssouf Fofana sera condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. Yalda, l’appât, écopera de 9 ans de réclusion criminelle.

Aujourd’hui nous allons évoquer un crime crapuleux sur fond d’antisémitisme qui a révolté la France entière. L’affaire Ilan Halimi.

Près de Sainte-Geneviève-des-Bois en Essonne le lundi 13 février 2006, une automobiliste croit apercevoir un corps le long de la voie ferrée du RER C. Un brigadier de police est envoyé sur place. Il trouve un homme nu près du grillage. En s’approchant, il s’aperçoit que l’homme respire encore mais difficilement. Pendant son transport à l’hôpital, après plusieurs arrêts cardiaques, l’homme décède. Qui est cet homme ? Qui lui a fait ça ?

 

Les sources :

Pedro Alonso López dit le monstre des Andes !

Pedro Alonso López dit le monstre des Andes !

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Pedro Alonzo Lopez, «le monstre des Andes». L’un des pires criminels du 20ème siècle.

Un personnage haut en couleur, étonnant à plusieurs titres qui avait un mode opératoire bien particulier qu’il appelait dans son jargon à lui « La grande fête des massacres »…

Spécialisé dans les petites filles, il suit un rituel bien particulier. Après le kidnapping de sa victime, il va toujours dans le même endroit, son bloc opératoire où il s’adonne à ses jeux pervers et où il massacre et tue les petites filles. Les cadavres sont mis soigneusement là, comme des trophées qu’il garde avec fierté. Il se crée une sorte de cimetière d’accomplissement personnel où il entasse les corps de ses victimes.

Source : 9news

Et dans son délire, il s’oblige à ne jamais «travailler la nuit». Le soir , il prend sa victime dans ses bras , la rassure et la berce doucement pour l’endormir… Et dès que la lumière du jour pointe, il laisse libre cours à ses pulsions. Il la viole à coté des cadavres précédents et se débarrasse d’elle en la démembrant et en l’étranglant. Il aime regarder sa victime droit dans les yeux pour lui signifier sa mort imminente, pour lui signifier sa domination. Puis il reste des heures à parler aux cadavres, persuadé que les mortes apprécient sa conversation..

Investi d’une mission machiavélique, Pedro Alonzo Lopez a sévi dans son pays d’origine la Colombie, au Pérou et en Équateur. Il va tuer sans s’arrêter, à raison de 3 petites filles par semaine. Un travail dur, contraignant et une implication totale… En deux ans, il se rend responsable de plus de 300 viols et meurtres de petites filles.. Une folie !

Mais qui est vraiment ce Pedro Alonzo Lopez ?

Qu’est-ce qui a déclenché chez lui cette envie de massacre à la chaine ?

Pedro Alonzo Lopez est né le 8 octobre 1948 à Santa Isabel, en Colombie. En ce temps-là, le pays connaissait une réelle instabilité politique et le crime y était monnaie courante. Pedro est le septième enfant de 13 frères et sœurs. Il n’a jamais connu son père. Sa mère Benilda, pour subvenir aux besoins de la maisonnée s’est retrouvée obligée de devenir une prostituée. Elle a élevée ses enfants dans la violence, la peur et le besoin. Elle même a également été souvent agressée par les clients devant les enfants. Pedro grandit livré à lui-même et développant beaucoup de carences affectives. A 8 ans, cloitré chez lui et non scolarisé, il commence à se poser des questions.

Il ressent le besoin de connaitre un peu plus le corps féminin. Et devant lui, il a ses soeurs à portée de main. Il s’isole avec l’une d’elles pour lui caresser la poitrine. Manque de bol, c’est à ce moment là, que Benilda entre dans la chambre et le surprend entrain de tripoter sa petite soeur. Ni de une, ni de deux, elle l’expulse hors de la maison. Pedro devient enfant de la rue, désormais il s’abrite sous les ponts et fait la manche pour manger.

Un soir, un homme s’approche de lui et lui offre de l’héberger. Pedro, désespéré et affamé, n’hésite pas et part avec lui. Il est emmené dans un immeuble abandonné dans lequel l’homme le viole à plusieurs reprises et le remet à la rue sans pitié. Durant le viol, Pedro promet qu’il ferait la même chose à autant de petites filles qu’il pourrait.

Et il tiendra cette promesse. Après s’être fait agresser par ce pédophile, Pedro ne fait plus confiance à personne, se cachant le jour et cherchant de la nourriture la nuit. Au bout d’un an, il quitte Tolima pour se rendre à Bogota, la capitale de la Colombie, où il devient l’un des enfants sans-abri appelés «gamines». Il rejoint un gang et fume du «basuco», une forme impure de cocaïne.

Là-bas, un couple d’Américains, ayant pitié de l’enfant amaigri, fatigué et au bout du rouleau qu’il était devenu, l’emmènent chez eux et l’adoptent. C’est trop beau pour être vrai, Pedro a enfin un toit et une famille. Ils l’inscrivent dans une école pour orphelins. Pedro devient assidu, bon élève et obéissant.. Mais malheureusement, le destin va lui jouer un autre mauvais tour. Alors qu’il est à l’école, il est agressé par un enseignant à l’âge de 12 ans, toutes ses anciennes peurs et ses névroses ressurgissent d’un coup et le soir même, il vole de l’argent à ses parents adoptifs et s’enfuit.

Source : emaze

Il retourne mendier de nouveau dans la rue. Il apprend à voler dans les marchés. D’abord de la nourriture puis des petits objets ici et là, qu’il revend. Cela lui rapporte de l’argent ! Une révélation pour Pedro. Au fil des années, il passe à la vitesse supérieure et commence à voler des voitures. C’est risqué mais cela rapporte beaucoup plus ! Pedro finit par être arrêté à 18 ans, en flagrant délit de vol de voiture. Il est envoyé illico en prison.

Et en Colombie, il y’a de la surcharge dans l’effectif des prisonniers. On l’enferme dans la même cellule que 4 autres détenus. Une promiscuité qui lui sera fatale. Après juste une semaine d’emprisonnement, il est joyeusement violé par ses camarades de cellules.. C’est la fois de trop. Pedro est furieux. Il profite de l’éloignement des surveillants pour égorger ses agresseurs avec un couteau de fortune.

Pedro, traumatisé, se jure de ne plus se laisser approcher par qui que ce soit et il répercute tout ce qui lui arrive de fâcheux sur le fait que Benilda, sa mère, l’a rejeté brutalement et n’a plus jamais voulu le reprendre. Il se met alors à détester les femmes… toutes les femmes..

Les autorités ayant jugés qu’il était en légitime défense, Pedro ne reçoit qu’une peine de 2ans de prison supplémentaire pour ses meurtres.

À sa sortie de prison, il était devenu un monstre de haine, programmé à tuer et à massacrer. Il se rend au Pérou où il exécute ses premières victimes. Que des petites filles.. pourquoi ? Tout simplement parce que lui aussi il a perdu son innocence quand il était petit. Sa logique est inaltérable.

Pedro commence alors sa grande fête des massacres. Il recherche activement des jeunes filles, généralement d’origine Autochtone et disposant de moyens économiques limités. Il va à la pêche et attire ses victimes dans des régions reculées, en pleine forêt, dans la campagne mais aussi en pleine ville, au milieu des marchés ambulants, là où il peut facilement disparaitre dans la foule. Méthodique et sans scrupules, il commet des viols et des meurtres en pagaille, tuant ainsi des dizaines d’enfants dans les années 70.

Un jour qu’il tente d’enlever une enfant de 9 ans, il est surpris par la communauté Ayachucos, une tribu primitive au fin fond de la forêt. Le groupe qui l’a attrapé le soumet à la loi tribale. Le chef de la tribu prononce la sentence et on tente de l’enterrer vivant. Mais la chance va lui sourire, un missionnaire occidental passant par là, intervient en sa faveur, il négocie énergiquement et arrive à convaincre les membres de la tribu de remettre Pedro à la police péruvienne.

On l’expulse en Colombie sans vraiment prendre en compte les crimes infligés aux autochtones et le danger qu’il représente pour la société.

Pedro se rend ensuite en Équateur, et immédiatement des dizaines de fillettes commencent à disparaître.. au vu de leur nombre grandissant, les autorités estiment qu’elles sont certainement en présence d’un réseau international de pédophilie que la police du pays s’acharnent à découvrir…en pure perte bien sûr.

Il n’y a aucun réseau, juste Pedro le solitaire diabolique et maléfique que personne ne soupçonne. Les familles tentent de retrouver les filles disparues par elles-mêmes, on croit qu’elles sont encore vivantes.. Une mère va même publier des annonces dans les journaux au sujet de sa fille disparue.. La psychose est générale..

En 1980, Pedro a 32 ans, en pleine activité dans la région d’Ambato en Equateur. Ce jour-là, il tente d’entrainer une petite fille dans un marché très fréquenté. Mais la maman n’est pas loin. Elle remarque son manège, elle crie et appelle au secours. Tous les vendeurs du marché se regroupent autour de Pedro. Il est pris la main dans le sac et ne peut fuir. On appelle la police qui fait rapidement le lien avec deux disparitions survenues la même semaine au même endroit, dans le même marché.

Pedro est arrêté et emmené au poste de police. Il est mis en garde à vue et les enquêteurs procèdent à son interrogatoire.

Au début, Pedro refuse de parler aux policiers. Il s’entête, il n’a rien à dire, rien à expliquer. C’est à eux de trouver des preuves s’ils y arrivent… Les enquêteurs le soupçonne d’avoir violé et assassiné 2 fillettes et d’avoir essayé d’en kidnapper une autre. Pedro a un sourire machiavélique qui sous-entend bien de choses mais il continue à se réfugier dans le silence. Que faire ? les enquêteurs sont sûrs de sa culpabilité. On a la bonne idée d’appeler un prêtre.

Le Pastor Cordova Gudino est fait pour cette mission. Il a le don de mettre en confiance les gens en face de lui. En effet, dès qu’on l’introduit dans la cellule de Pedro, un climat d’entente s’installe entre les deux hommes. Le prêtre obtient des aveux complets pour les deux fillettes mais aussi pour d’autres. Les enquêteurs n’arrêtent plus de compter, 2, 6, 10…

Ses confessions sont si ignobles que les enquêteurs refusent de le croire au début. Ils le prennent pour un illuminé qui cherche à attirer l’attention sur lui en inventant des meurtres qui n’existent pas. Mais lorsqu’il donne des détails sur les sites où certaines victimes sont enterrées, il n’y a plus aucun doute possible. Ils sont bel et bien en face d’un tueur en série. L’un des pires que l’humanité ait connue !

Pedro avoue avoir tué près de 110 enfants en Équateur, plus de 100 en Colombie, et encore 100 au Pérou. Il ne manifeste aucun remord, aucun regret. Il se souvient de toues ses victimes, des noms et des circonstances. Bien des disparitions vont être élucidées grâce à ses aveux.

La police a finalement mis au jour 53 corps. Couplé à ses aveux, Pedro est inculpé de 110 meurtres.

Source : cope

Pedro Lopez est considéré comme responsable de ses actes. Les psychiatres attribuent la raison de ses agissements aux viols et aux humiliations subis au cours de son enfance et aussi au rejet brutal par sa mère, la prostituée.

Le 31 juillet 1981, Pedro Lopez plaide coupable aux meurtres de 57 petites filles. Il est emprisonné à Ambato, où il est officiellement diagnostiqué comme sociopathe. Mais en raison des lois équatoriennes, il ne recoit qu’une peine maximale de 16 ans, au grand scandale du public..

Le 31 août 1994, Lopez est libéré de la prison de Garcia Moreno après avoir purgé 14 ans, il est relâché pour «bonne conduite». Il est emmené vers minuit jusqu’à la frontière colombienne. Ni la Colombie, ni le Pérou n’ont les moyens de le remettre aux mains de la justice. Mais Pedro est arrêté à nouveau une heure plus tard en tant «qu’immigrant illégal» par les autorités colombiennes.

En Colombie, Pedro est accusé du meurtre d’une petite fille de 8 ans, un meurtre vieux de deux décennies. À son procès, en 1995, il est déclaré irresponsable de ses actes et il est envoyé dans un centre psychiatrique de Bogota.

En février 1998, il est déclaré guéri de sa folie et relâché après le paiement d’une caution de 50$ avec des conditions supplémentaires.

En 2002, Interpol émet un nouveau mandat d’arrêt contre lui pour un nouveau meurtre mais Pedro a déjà disparu. Aujourd’hui personne ne sait où il se trouve. Personne ne sait où se trouve l’un des pires criminels du 20ème siècle !

Aujourd’hui nous allons entrer dans le monde glauque d’un tueur en série. Un violeur «professionnel» si on peut dire. Pedro Alonzo Lopez, «le monstre des Andes». L’un des pires criminels du 20ème siècle.

Un personnage haut en couleur, étonnant à plusieurs titres qui avait un mode opératoire bien particulier qu’il appelait dans son jargon à lui « La grande fête des massacres »…

 

Les sources :

 

Qui a fait tomber le DC-3 de la Canadian Pacific Airlines ?

Qui a fait tomber le DC-3 de la Canadian Pacific Airlines ?

Le 9 septembre 1949, en plein ciel, le DC-3 de la Canadian Pacific Airlines piloté par le capitaine Pierre Larin, qui se dirigeait au Baie-Comeau, explose en plein vol. Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer ? Est-ce un accident, une défaillance quelconque ? Est-ce un acte terroriste ? Toutes les hypothèses sont prises en compte.

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