NON RESOLU : L’énigme des évadés d’Alcatraz !

NON RESOLU : L’énigme des évadés d’Alcatraz !

Les récits d’évasions carcérales ont toujours captivés les gens, par leur audace et leur ingéniosité. Les films ou les séries qui traitèrent du sujet ont d’ailleurs très bien été accueillis par le public, à l’instar du film les évadés avec Tim Robbins et Morgan Freeman ou la série culte Prison Break avec son emblématique héros Michel Scofield. Mais lorsqu’il s’agit d’une véritable évasion, l’adrénaline et le suspens qui en découle sont d’un tout autre niveau, car dans la vie réelle les gens n’ont pas droit à l’erreur. Qui plus est lorsque cette évasion se déroule dans la prison la mieux gardée sur Terre à son époque est que les évadés sont des gens qui n’ont plus rien à perdre, et qui préfèrent mille fois mourir que de croupir et tomber en décrépitude, lentement et inexorablement dans une cellule humide . Eh oui car si vous avez déjà vu Alcatraz, vous sauriez que la perspective de devoir y passer de longues décennies est infernale. Alors installez-vous bien confortablement, ramenez du pop corn et du soda, car aujourd’hui nous nous intéressons á l’évasion du siècle, et nous allons découvrir ensemble si l’énigme des évadés d’Alcatraz est enfin résolue ?…C’est parti !

Le complexe pénitentiaire d’Alcatraz est une prison construite sur une petite île de la baie de San Francisco, en Californie, dans l’Ouest des États-Unis. Elle est tour à tour Forteresse militaire, puis prison militaire et finalement une prison fédérale de haute sécurité de 1934 jusqu’à 1963. Durant cette période, la prison est un établissement modèle offrant un maximum de sécurité où l’on envoie croupir les malfrats les plus dangereux. Alcatraz accueille ainsi des prisonniers célèbres comme Al Capone, le boss de la pègre de Chicago ou encore le célèbre gangster « George Machine Gun ». L’administration pénitentiaire américaine ne faisait pas dans les demi-mesures et à Alcatraz, il y avait un gardien pour trois détenus et les prisonniers étaient appelés par un matricule et non leur nom, afin de les briser psychologiquement. Les conditions de détentions étaient donc très rudes sur l’ile car l’Etat américain souhaitait montrer au public qu’il était résolu à enrayer la hausse de la criminalité des années 1930 liés à la prohibition, qui avait augmenté de 1000% en 30 ans.  

Pour les locataires forcés de l’ile, la prison prenait donc des allures de forteresse inexpugnable, une sorte d’oubliettes des temps modernes où ils étaient condamnés à purger leurs peines. Les détenus qui y débarquaient savaient bien qu’il leur serait impossible de négocier le plus petit privilège et qu’en matière de sécurité, les fédéraux ne rigolaient pas. L’ile était naturellement inviolable, entourée par des courants marins très dangereux et l’eau très froide pouvait facilement occasionner des hypothermies mortelles pour les baigneurs inconscients. L’établissement pénitencier avait même poussé le vice jusqu’à imposer aux détenus des douches chaudes, un vrai luxe à l’époque, pour qu’ils aient du mal à s’acclimater à la température de l’eau de mer en cas d’évasion. Malgré tout cet appareil dissuasif, il y eut plusieurs tentatives d’évasions, et on estime qu’elles ont toutes échouées. La plupart des évadés seront ainsi rattrapés manu militari alors qu’ils se cachaient encore dans l’ile, tandis que d’autres se battront jusqu’au bout et finiront par tomber sous les balles des flics lâchés à leurs poursuite.  Ces tentatives d’évasions bien qu’infructueuses, ne manquaient certainement pas d’audace, mais face à une prison forteresse si bien gardée on ne pouvait pas espérer aller très loin. Pourtant, une évasion des plus rocambolesques à eue lieu, et elle a… .