L’affaire Brittany Smith

L’affaire Brittany Smith

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Bonjour et bienvenue à tous, aujourd’hui nous allons évoquer une affaire criminelle qui actuellement crée débat aux Etat-Unis. Brittany Smith est une jeune femme risque la prison à vie pour avoir tué l’homme qui l’a battue et violée chez elle. Alors qu’elle s’est simplement défendue pour sauver son honneur et sa vie. Peut-on se retrouver accuser de meurtre alors que ce n’est que de la légitime défense ?

Voici son histoire…

En janvier 2018, à Stevenson, en Alabama, la neige tombe mais Brittany Smith âgée de trente-deux ans a chaud au coeur. Avec son frère Chris McCallie, elle se dirige au McDonald’s, elle veut faire la fête avec lui car elle vient de décrocher un boulot dans une entreprise de revêtements de sol. C’est un emploi stable qu’elle n’a pas eu depuis longtemps.

En le décrochant, elle peut enfin avoir de quoi payer le loyer d’une maison de 4 chambres et prouver à l’assistance sociale qu’elle peut s’occuper de ses 4 enfants. Brittany a beaucoup souffert dans sa vie, à l’âge de 20 ans, elle a perdu à la fois sa grand-mère qu’elle adorait et son petit bébé mort-né. Inconsolable et dépressive, elle s’est réfugiée dans la drogue. Droguée à la méthamphétamine, elle a passée des années d’errance où elle a connu la rue et la précarité.

Source : crimeonline

Elle a eu 4 enfants. En 2013, l’État a choisi de remettre la garde de ses trois ainés à leur oncle Chris. Ce fut le déclic car très attachée à ses enfants, elle ne l’a pas supporté. A partir de ce moment là, elle a tout fait pour s’en sortir et décroché de la drogue. Brittany s’est battu longuement contre sa toxicomanie, et après une période de bonne conduite, elle bénéficie maintenant du droit de visite pour les enfants. Avec le nouveau emploi, elle commence à espérer  réunir ses enfants avec elle.

Ce jour-là, sur le chemin du retour vers sa maison, dans la voiture de Chris, elle reçoit l’appel d’un certain Todd Smith, un ami qui fait l’élevage de pit-bulls à Jasper dans le Tennessee. La veille elle était allée chez lui pour récupérer un petit chiot fort beau qu’elle appela Athena..

Todd lui demande de lui rendre service, il s’est fâché avec son père et comme il ne connait personne d’autres qu’elle dans les parages et que la neige tombe épaisse et rapide , il est complètement gelé et frigorifié. Il a besoin qu’elle le dépanne pour ce soir, au nom de leur amitié. Brittany n’est pas vraiment enchantée mais elle dit oui quand même et demande à Chris son frère d’aller le chercher. Elle dit à Todd qu’il peut dormir sur le canapé pour cette nuit.

Après que Chris ait déposé Brittany et Todd chez elle, ils ont donné un bain à Athena, la chienne et ont parlé de la méthamphétamine, cette drogue qui a envahit la région et qui a changé leur vie. Brittany a beaucoup souffert mais maintenant, elle est clean mais Todd, lui avoue qu’il a encore des problèmes de ce coté là. Brittany l’exhorte à se ressaisir s’il veut s’en sortir et commencer une nouvelle vie.

Pendant cette discussion tout ce qu’il y a de plus amicale, elle remarque que le visage de Todd s’est durci d’un coup. Il change d’attitude et lui demande si elle pense qu’elle est meilleure que lui… Il se met à la traiter de chienne et lui donne un coup à la tête.

Terrifiée, Brittany court se réfugier dans sa chambre qu’elle veut refermer sur elle mais Todd a été plus rapide. Il l’attrape, la jette sur le lit et l’étrangle jusqu’à ce qu’elle s’évanouisse. À son réveil, elle se voit toute nue et elle a uriné sur elle-même. Todd est entrain de la violer et ses mains sont serrées autour de sa gorge. Brittany essaie de se dégager, sanglotante, elle le griffe si fort que certains de ses ongles sont arrachés.

Todd la frappe et l’étouffe jusqu’à ce qu’elle s’évanouisse une deuxième fois. Par la suite, Todd dit que si elle raconte à quelqu’un ce qui s’est passé, il n’hésitera pas à la tuer ainsi que tous ceux qu’elle aimait c’est-à-dire sa mère, son frère et ses enfants. Il les connait tous puisqu’elle lui en a parlé ! Il veut des cigarettes. Brittany, sous le choc, propose d’appeler quelqu’un pour les emmener au magasin, car elle n’a pas de voiture.

Elle appelle sa mère, Ramona McCallie, qui vit à proximité. Todd tient le téléphone pendant que Brittany parle. L’espace d’un instant, Ramona a pensé que sa fille a l’air étrange. Chris, le frère arrive et les emmène dans une station-service locale. Brittany va chercher les cigarettes tandis que Chris et Todd restent dans la voiture. Dans la lumière fluorescente, la caissière, Paige Painter, qui connait Brittany, remarque ses cheveux emmêlés, ses ongles déchirés et son visage boursouflé.

À voix basse, Brittany demande un morceau de papier, elle écrit «Todd Smith» et dit qu’il l’a battue et violée. Elle ajoute qu’il a aussi l’intention de la tuer. Mais elle fait promettre à Painter de ne pas appeler la police. Quand Chris a de nouveau déposé Brittany et Todd à la maison, Brittany lui dit d’aller voir Painter.

Source : nypost

Chris furieux, revient à la maison de sa soeur muni de son revolver enregistré de calibre 22, qu’il garde toujours dans sa voiture…Il trouve Todd dans la cuisine. Chris tire un coup de feu dans le placard pour lui fair peur et demande à Todd de partir. Todd le nargue et lui dit qu’il n’a aucunement l’intention de partir.

Chris pose alors le revolver sur la table et se met à pousser Todd vers la sortie. Mais Todd n’est pas dans son état normal, il vient de prendre un cocktail de Xanax, d’amphétamines, d’alcool et de méthamphétamine. Et cela le rend plus fort. Beaucoup plus fort. Il prend le dessus sur Chris, met les mains sur son cou et commence à l’étouffer. Brittany accoure quand elle entend la bagarre. Elle voit Chris entrain d’étrangler son frère, elle panique et prend le revolver.

Elle hurle à Todd de laisser son frère tranquille mais Todd n’écoute pas et continue d’étouffer Chris disant qu’il les tuerait tous les deux. Brittany tire un coup de feu, il ne lâche toujours pas Chris, elle tire encore deux autre coups. Todd s’écroule par terre. Elle appelle le 911.

Des policiers arrivent. Brittany raconte le viol et l’attaque de Chris. On lui fait passer les examens nécessaires après le viol, ce qui montre des ecchymoses sur le cou, les seins, les bras, les jambes et le bassin, des signes d’étranglement, des marques de morsure sur le cou et le menton et des sécrétions sur son cou et dans son vagin.

Brittany dit qu’elle a été obligée de tirer sur Todd sinon il l’aurait tuée, elle et Chris mais apparemment la police ne la croit pas.

Quarante-huit heures plus tard, on l’accuse de meurtre et on l’arrête.

Sa caution est fixée à cent mille dollars, sa famille étant pauvre, elle ne peut pas payer donc Brittany va rester en prison jusqu’au procès. En cas de condamnation, elle encourt une peine de vingt ans à perpétuité.

Todd Smith a grandi à Jasper, Tennessee, siège du comté de Marion. Ses parents ont divorcé quand il était jeune et c’est au lycée qu’il a commencé à prendre de la drogue. Au début des années deux mille, Todd se marie avec Paige Parker, cette dernière dit que deux semaines après leur mariage, il a commencé à devenir violent.

Todd lui a cassé le nez, les côtes, la mâchoire et l’a mordue au visage. Elle a également été battue, violée et sodomisée pendant des années. Elle dit  qu’elle sait ce que Brittany a traversé cette nuit-là, parce qu’elle l’a vécu pendant des années elle-même.

Todd a été accusé de violence domestique à cinq reprises, mais il n’est jamais allé en prison pour ces accusations. Même après que Paige a demandé le divorce, en 2003, la violence n’a pas pris fin. Elle a déclaré que Todd l’avait scotchée sur une chaise et menacé de la jeter dans la rivière Tennessee.

En 2004, elle a obtenu une ordonnance de protection. Après le divorce, Todd a continué d’être arrêté pour violence domestique, notamment à l’encontre d’une femme avec laquelle il avait eu un enfant. Les policiers connaissent bien de Todd, car ils l’ont arrêté environ quatre-vingt fois !

Une fois accusée de meurtre, Brittany est placée dans la prison du comté de Jackson, à Scottsboro. La plupart des détenus sont là pour des délits liés à la drogue. En prison, Brittany déclare que le personnel ne veut pas lui donner de Xanax, qui lui a été prescrit pour anxiété.

Les prisons peuvent interrompre la médication d’un détenu, parfois parce qu’ils n’ont pas les médicaments en main ou parce qu’ils veulent qu’un détenu se désintoxique, en particulier un détenu, comme Brittany, qui a des antécédents de toxicomanie. Mais le retrait soudain des benzodiazépines telles que Xanax peut entraîner des crises de panique et des hallucinations, et, en quelques jours, Brittany  fait une dépression nerveuse.

En avril 2018, Ramona, la maman de Brittany hypothèque sa maison et obtient l’argent nécessaire pour faire sortir sa fille. Brittany est libérée. Elle emménage chez sa mère et recommence à prendre ses médicaments contre l’anxiété. Chris aussi ne va pas bien, il fait des cauchemars et hurle dans son sommeil. Son nom a été publié dans le journal local après la mort de Todd, et maintenant il ne peut plus trouver de travail.

Les rumeurs et les commérages vont bon train dans le voisinage et sur les réseaux sociaux et Brittany commence a recevoir des menaces de la part de la famille de Todd.

Le tribunal nomme un avocat local de la défense pénale et des dommages corporels nommé James Mick, un ancien policier, pour défendre Brittany, car elle ne peut pas se permettre d’engager un avocat. James Mick conseille à Brittany de plaider coupable d’homicide involontaire. La condamnation entraînerait une peine de deux à vingt ans.

Brittany refuse, lui disant qu’il ne fait aucun doute qu’elle a tiré sur Todd en état de légitime défense, et elle lui demande d’entrer dans une défense « Stand Your Ground ». Le statut, qui a été introduit en Alabama en 2006, rend légal le recours à la force meurtrière pour se défendre contre les menaces ou les menaces perçues.

Le procureur propose un accord à Brittany: une peine de vingt-cinq ans si elle plaide coupable, moins que ce à quoi elle pourrait s’attendre si elle est reconnue coupable de meurtre. Brittany refuse. Elle est déterminée à revendiquer la légitime défense.

Source : dailymail

En janvier dernier, l’audience Stand Your Ground de Brittany a eu lieu. Les arguments de la jeune femme n’ont malheureusement pas suffi à convaincre la juge Jenifer Holt. Selon elle, Brittany manque de crédibilité et il y a des incohérences avec son témoignage mais aussi avec les déclarations qu’elle a fourni à la police suite au meurtre.

Le tribunal conclut que le témoignage de l’accusé au sujet de faits importants était en contradiction significative avec les preuves matérielles, les pièces à conviction et d’autres témoignages.

Dans son ordonnance, la juge Holt a expliqué: « Todd passait la nuit avec l’accusé avec son consentement. L’accusée a eu de nombreuses occasions pour demander de l’aide. Elle aurait pu appeler la police. Elle aurait pu appeler le 911. Mais elle ne l’a pas fait. »

Le nouveau avocat de Brittany, Ron Smith affirme que son équipe prévoit de faire appel de la décision devant la Cour d’appel criminelle de l’Alabama.

Si elle est reconnue coupable, Brittany se joindra aux innombrables femmes emprisonnées pour des actes de violence commis contre des hommes qu’elles ont accusés d’abus sexuels et de violence domestique.

Le procès pour meurtre de Brittany Smith est prévu pour le 10 février 2020.

A suivre donc..

Une femme de l’Alabama, nommée Brittany Smith, a tué Todd Smith en Janvier 2018 après qu’il l’aurait violée et menacé de la tuer elle et son frère…elle risque la prison à vie, mais pourquoi ?

 

Les sources :

L’affaire Agnes Marin

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Aujourd’hui nous allons évoquer l’homicide d’une mineure, une affaire judiciaire tragique du début des années 2010 dans laquelle Agnès Marin, une interne du Collège du Chambon-sur-Lignon, est violée puis assassinée par un élève du même établissement Mathieu Moulinas. Un vrai massacre perpétré par un mineur, pourtant déjà violeur et récidiviste !

Le Chambon-sur-Lignon dans la Haute-Loire, en Auvergne, niché dans les sapins à 1000 mètres d’altitude, un village réputé pour son bon air abrite le collège international de Cévenol. L’établissement, sous contrat avec l’Etat, accueille des exclus du système scolaire. Cent vingt élèves de 13 à 18 ans venus du monde entier.

Cet après-midi du mercredi 16 novembre 2011, les internes ont comme chaque mercredi un temps libre de sortie, ils descendent au village flâner un peu. Ils doivent retourner à l’internat à 16 heures 30. Les surveillants font l’appel pour inspecter si tous les jeunes sont bien rentrés à l’heure convenue.

Une élève manque à l’appel : Agnès Marin, 13 ans, la plus jeune de l’internat. Ses amis et la direction du collège-lycée également s’inquiètent, Agnès n’est pas le genre de manquer à l’appel ou de se faire retarder par quoi que ce soit. On la cherche mais on ne la trouve pas et elle ne répond pas au téléphone. La surveillante appelle Estelle, une de ses copines qui habite au Chambon. Cette dernière dit qu’Agnès était avec elle l’après-midi, puis elle est partie vers 16h30 pour rejoindre l’établissement. A 17 heures, toujours pas de trace d’Agnès.

Source : france3-regions.francetvinfo

La direction de l’établissement prévient les gendarmes qui viennent très rapidement et  fouillent torches en main, les alentours, notamment les bois, en compagnie d’autres élèves, de professeurs et d’habitants du village. La nuit tombe, mais toujours aucune trace d’Agnès. On prévient les parents et l’inquiétude devient de plus en plus profonde.

Le lendemain, très tôt, la gendarmerie renforce les équipes de recherche. L’ambiance est lourde dans le collège, les élèves et les professeurs n’ont pas dormi de la nuit, on se demande ce qui a bien pu arriver. Estelle, l’amie d’Agnès, la dernière à l’avoir vu, avoue finalement qu’elle n’a pas dit la vérité.

C’est Agnès qui lui a demandé de  la couvrir et de raconter qu’elle était avec elle si le collège-lycée l’interrogeait. Pourquoi ? Elle ne le sait pas.  Les gendarmes sont furieux. Agnès a en fait disparu entre la fin du déjeuner, 12h30, et l’heure de retour à l’internat, 16h30. La disparition n’est pas normale et ils ont perdu beaucoup de temps à cause de ce mensonge. La tension monte et les recherches s’élargissent.

Est-ce une fugue ? Un accident ? Un enlèvement ?

Les gendarmes conseillent à Monsieur Marin, le père d’Agnès de prendre contact au plus vite avec des journalistes et de diffuser un avis de recherche à l’échelle nationale.

Les battues dans la forêt continuent et une équipe de gendarmes se dirige au village de Chambon pour interroger les habitants. On fait du porte à porte et on interroge tous les villageois. Personne n’a rien vu.

Dans le collège, les élèves remarquent qu’un de leurs camarades est rentré le soir du quartier libre, avec des griffures sur le visage. Quand ils l’interrogent, il s’énerve et les ignore. Trouvant cela suspect, les élèves informent les gendarmes. L’élève en question, un certain Mathieu âgé de 17 ans, est interne au lycée.

Les gendarmes l’interrogent et il répond avec un air détaché, en jouant au yoyo. Pour expliquer ses griffures, il raconte qu’il a fumé un très gros pétard, a  « badtripé » et qu’il est tombé dans les ronces. Les gendarmes passent son nom au fichier : rien. Lors de la perquisition de sa chambre, ils tombent sur un jean, caché, avec des taches rougeâtres, du sang apparemment. Mais là-aussi, Matthieu a une explication. Ce sont les traces de sa chute, tout simplement.

Matthieu est tout de même placé en garde à vue. Les gendarmes restent surpris de son attitude détachée face aux questions posées. Après une nuit dans la cellule, il change de version. Il explique de lui-même avoir passé son mercredi après-midi avec Agnès, à fumer du shit. Ils se sont disputés, puis ont cherché des champignons hallucinogènes.

Matthieu se souvient avoir vomi et être tombé dans les pommes, avant de rentrer à l’internat. Matthieu devient le dernier à avoir vu Agnès et sa version n’est pas du tout crédible. On procède a des analyses de sang pour voir si celui trouvé sur le pantalon est bien à lui. Il n’a consommé aucun produit stupéfiant. Pas un seul. Donc il ment. Matthieu devient suspect.

On le ré-interroge avec beaucoup plus de zèle et on le confronte à ses mensonges, Matthieu finit par consentir à dire les choses qui se sont passées dans la forêt. Il s’est disputé avec Agnès et l’a poussée dans un ravin. C’est à ce moment précis que son avocate présente pendant la garde à vue, demande aux gendarmes de la laisser seule avec lui pour qu’elle puisse discuter en tête à tête avec Matthieu.

Ils acceptent, ayant toujours l’espoir de retrouver Agnès vivante et si ça peut aider à gagner du temps pourquoi pas. Une fois les gendarmes de retour dans la pièce, Matthieu annonce qu’il va les emmener où se situe le corps. Il est un peu plus de 19 heures, à la lumière des lampes torches, les gendarmes découvrent finalement le corps d’Agnès Marin, à moitié calciné, le pantalon baissé, au fond d’un ravin. Matthieu l’a tuée. C’est l’horreur absolue.

Il avoue tout : ils se sont disputés et il a été pris d’une pulsion.. Il a bâillonné Agnès, a attaché ses mains avec la ficelle de son yoyo et l’a violée, puis frappée jusqu’à la mort. Ensuite, il a aspergé son corps d’essence et avec un briquet, il y a mit le feu. À 16h30, il est rentré à l’internat.

L’autopsie démontre la présence de 17 coups de couteau portés dans le thorax et à la tête de l’adolescente.  L’ADN d’Agnès est retrouvé dans la tâche de sang présente sur le jean de Mathieu.

Les gendarmes sont sidérés, un jeune garçon d’à peine 17 ans, de bonne famille dans un lycée huppé vient de faire l’impensable. Et il avoue tout simplement avec l’air calme et détaché comme s’il récitait sa leçon. En plus , Mathieu a tout prémédité, il a mis un couteau, un briquet, de l’essence et des cordes dans son sac à dos avant de rejoindre Agnès..

Source : lepoint

Sous le choc de la nouvelle, la famille d’Agnès, les élèves du collège, la direction de l’établissement et le village de Chambon-sur-Lignon ne sont pas au bout des mauvaises surprises. Le lendemain, de la bouche du procureur lui-même, on apprend que Matthieu est un récidiviste. Il a déjà violé, sous la menace, une amie d’enfance en août 2010. Et dans l’attente de son procès, il a été placé dans un internat mixte… Incroyable. Une folie. Comment est-ce que les autorités ont pu permettre une chose pareille ?

Et la direction de l’Internat étaient-elle au courant ? C’est impensable d’accepter une chose aussi grave et c’est pire que d’être dans l’ignorance.

La colère et l’indignation est telle que des enseignants, parents et camarades d’Agnès ont participé à une marche blanche et silencieuse à Chambon-sur-Lignon, en mémoire de la collégienne, amie et fille. En tête du cortège, la maire, Eliane Wauquiez-Motte, et son fils, Laurent Wauquiez, alors Ministre de l’Enseignement supérieur.

Le 26 novembre 2011, Agnès Marin est inhumée au Père Lachaise, le jour même de ses 14 ans. Quelques centaines de proches, dont de nombreux adolescents, le visage grave et une rose blanche à la main, ont assisté à Paris aux obsèques de la jeune Agnès. Les obsèques se déroulent dans l’intimité.

Le père d’Agnès, très affecté et tenant sa femme par le bras est arrivé avant la célébration, entouré par des proches. A l’entrée de l’église étaient disposés des dizaines de bouquets, dont l’un accompagné de l’inscription « Collège Cévenol ». Il le prend et le jette par terre.

On sort le dossier de Mathieu, une lettre manuscrite apostrophée par des experts psychiatres est jointe, ils indiquent que Matthieu ne souffre d’aucune pathologie et qu’il n’est pas dangereux…

À l’émotion succède alors la colère dans le village. Le retentissement est considérable lorsque le public apprend que le viol et le meurtre sont perpétrés par un adolescent interne dans le collège et qui a déjà était commis selon un modus-operandi similaire une année auparavant.

Le directeur du collège Cévenol tente maladroitement de défendre sa réputation en affirmant avoir reçu longuement l’accusé préalablement à son inscription. Il nie avoir eu connaissance du passé de Mathieu avant de finalement reconnaitre la vérité. Les parents de Mathieu ne lui ayant pas caché l’agression sexuelle de 2010. Il prétendra ensuite n’avoir «pas compris que Mathieu était sous contrôle judiciaire».

De son coté, la Protection Judiciaire de la Jeunesse s’abrite derrière le secret professionnel et rejette la responsabilité des faits sur la juge des libertés et de la détention chargée de la première affaire de viol, ainsi que sur les parents du meurtrier.

Il apparait aussi que la 1ère expertise psychiatrique avait été bâclée, ayant été confiée à un médecin ne maitrisant pas la langue Française puis à un infirmier et enfin à un psychothérapeute sans diplôme reconnu. Le dossier de Mathieu présente une succession de négligences tragiques que personne n’arrive à assumer. Claude Guéant, alors ministre de l’Intérieur, monte au créneau pour demander «une sanction exemplaire».

Le procès a lieu en 2013, à la cour d’assises des mineurs du Puy-en-Velay. Matthieu Moulinas est assis silencieux dans son box. C’est un assez beau jeune homme, au visage complètement lisse, avec de larges lunettes noires qui mangeaient une partie de son visage. L’air impassible, il semble détaché, s’ennuyant à mourir, il a même baillé une fois !

L’avocate générale a dans son réquisitoire qualifié l’inscription du jeune homme au collège-lycée Cévenol «d’insulte au bon sens», revenant aussi sur les carences dans le suivi judiciaire mais aussi psychologique et psychiatrique du jeune homme.

Le rapport qui a conclu à la non dangerosité de Matthieu a été contredit par celui de deux autres médecins évoquant une «dangerosité majeure» et une «jouissance de destructivité».

Ayant écarté toute excuse de minorité, le tribunal condamne Mathieu à la réclusion criminelle à perpétuité, il s’agit là d’une peine rarissime pour un crime commis avant l’âge de 18 ans. Les experts psychiatriques qui témoignent à l’audience, décrivent une personnalité psychotique de type schizoïde avec une perversité et une dangerosité marquées.

La défense ayant fait appel du jugement, Mathieu est rejugé en septembre 2014, par la cour d’assises du Puy-de-Dôme et ce à huit clos. Le verdict est confirmé.

En février 2014, les parents d’Agnès portent plainte contre l’Etat pour « faute lourde ».

En juillet 2015, le Conseil supérieur de la magistrature blanchit la juge d’instruction de Nîmes qui avait libéré Mathieu lors de son premier viol.

Source : pasidupes.blogspot

L’affaire porte un coup fatal au collège Cévenol, déjà en difficulté financière depuis plusieurs années. Du fait d’une chute des inscriptions, l’établissement ferme définitivement des portes en juillet 2014.

Dans un jugement rendu le 24 avril 2017, le tribunal de grande instance de Paris condamne l’Etat pour « négligences fautives assimilables à une faute lourde » du fait d’une remise en liberté du violeur trop rapide, sans prise de connaissance d’avis d’experts, sans prise de l’avis de la protection judiciaire de la jeunesse et du fait de son placement inapproprié, dans un collège mixte.

L’Etat est condamné à verser 185.000 euros de dommages et intérêts à la famille d’Agnès. Bien triste compensation devant la perte de la prunelle de leurs yeux, une petite fille pleine de vie qui s’appelait Agnès Marin 

Une élève manque à l’appel : Agnès Marin, 13 ans, la plus jeune de l’internat. Ses amis et la direction du collège-lycée également s’inquiètent, Agnès n’est pas le genre de manquer à l’appel ou de se faire retarder par quoi que ce soit. On la cherche mais on ne la trouve pas et elle ne répond pas au téléphone.

 

Les sources :

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Patrick Kearney , celui qui découpait ses victimes en morceaux !

Patrick Kearney , celui qui découpait ses victimes en morceaux !

Dans les années 1970, un tueur en série machiavélique se met en tête d’éliminer les homosexuels de la Californie. Par amour ou par vengeance ? En tout cas, il tue pas moins de 28 personnes et peut-être même 40… Quel que soit le vrai nombre, celui qu’on surnomme «The Trashbag Killer », parce qu’il découpait ses victimes et mettait les morceaux dans des sacs poubelle en plastique avant de s’en débarrasser, est un vrai fou à lier au QI très élevé !

Voici son histoire…

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L’affaire « Omar m’a tué »

L’affaire « Omar m’a tué »

Cette affaire débute le dimanche 23 juin 1991 sur les hauteurs de Mougins en Alpes-Maritimes. Madame Ghislaine Marchal est chez elle, c’est la veuve fortunée de Jean-Pierre Marchal, propriétaire d’une célèbre entreprise d’équipements automobiles, elle partage son temps entre sa résidence principale, en Suisse, et sa belle maison, « La Chamade », qu’elle s’est fait construire. Ce matin-là avant midi et sortant tout juste de la douche,Ghislaine Marchal est au téléphone avec son amie Erika S. en bavardant, elles conviennentà ce que son amie vienne déjeuner à « La Chamade » le lendemain qui se trouve être le lundi. Madame Ghislaine Marchal se dit pressée, car elle doit se préparer pour aller déjeuner chez ses amis, M et Mme K. à 13h. Toutes deux raccrochent vers 11h50. C’est la dernière fois que l’on entende la voix de Madame Marchal…

Cependant, elle ne se rend pas à ce déjeuner d’anniversaire chez ses amis qui sont très étonnés de ne pas la voir arriver ; ils l’appellent plusieurs fois à partir de 13h30, mais en vain. Vers 18 h, Colette K se rend en voiture à « La Chamade ». Personne ne répond à ses coups de sonnette ni à un nouvel appel téléphonique, le soir. Où est-elle ? 

Qu’est-ce qu’elle fait ? Est-elle rentrée en urgence en Suisse ?

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Albert Soleilland et l’affaire de la petite Marthe

Albert Soleilland et l’affaire de la petite Marthe

Le 31 janvier 1907 à Paris au 11ème arrondissement, Marthe Erbelding une petite fille âgée de 11 ans, saute de joie car une fois n’est pas coutume, elle met ses plus beaux habits, son chapeau de sortie et ses boucles d’oreilles. Elle est impatiente car elle va assister à un spectacle au Bataclan en compagnie de l’amie de sa maman, Juliette Soleilland. Juliette ne pouvant quitter son travail cet après-midi là, laisse les tickets d’entrée du spectacle sur le buffet chez elle. Albert Soleilland, son mari, âgé de 28 ans est un journalier ébéniste qui connait très bien la famille lui aussi. Il comprend que sa femme n’a pas pu se libérer et décide d’aller au spectacle lui même. Il va chercher Marthe vers 13 heures. 

La maman de Marthe, voyant arriver Albert au lieu de Juliette, ne sait que faire mais devant l’insistance de Marthe, elle finit par la laisser partir en compagnie d’Albert, il fait quasiment partie de la famille et il n’y a rien à craindre. Le spectacle débute à 14 heures 30. Durant le spectacle Marthe s’absente pour aller aux toilettes. Pendant l’entracte, comme elle n’est toujours pas revenue. Albert s’inquiète et va la chercher partout dans le bâtiment, il ne la retrouve pas. Marthe vient de disparaitre mystérieusement. Est-elle rentrée toute seule ? Ce n’est guère envisageable. A-t-elle été enlevée ? Par qui ?? Le fait est qu’elle est introuvable.

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Bertrand Cantat et Marie Trintignant

Bertrand Cantat et Marie Trintignant

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à la mort tragique de la comédienne Marie Trintignant, une triste affaire qui est devenue, au fil des années, un symbole de la violence faites aux femmes.

Allons ensemble découvrir ce qui s’est passé…

Le 26 juillet 2003 à Vilnius en Lituanie, Marie Trintignant 41 ans, symbole de la femme émancipée, joue ,depuis deux mois, le rôle de Colette dans le téléfilm « Colette » avec, à ses cotés, Bertrand Cantat 39 ans, son nouveau compagnon , le leader du groupe rock « Noir Désir ». Marie tourne ses scènes en ne pensant qu’à retrouver Bertrand et lui, il passe ses journées à l’attendre. Les séquences à peine terminées, les deux amants s’échappent, ils ne passent aucun de leurs moments de loisirs avec l’équipe de tournage. Ils vivent une idylle amoureuse passionnelle, depuis plusieurs mois. L’un comme l’autre ont des caractères « bien trempés ». Bertrand est connu pour ses « coups de gueule » mais aussi sa tendre sensibilité, tandis que Marie est réputée colérique et «border line»,un caractère à fleur de peau qui fait son charme de comédienne. Ce sont deux personnages atypiques et orageux qui peuvent passer en peu de temps du calme à la tempête.

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