EMPOISONNEUSE : Marie Lafarge

8 Déc 19 | Criminologie | 0 commentaires

Aujourd’hui nous allons vous parler d’une affaire survenue au 19 ème siècle, précisément en 1840, Marie Lafarge est devenue l’une des plus célèbres criminelles de l’histoire de France. Elle sépara la France en deux camps : les Lafargistes et les anti- Lafargistes. Condamnée aux travaux à perpétuité en 1840 pour avoir empoisonné son mari à l’arsenic, cette femme descendante de la noblesse haïe, subit la foudre d’une France rurale hostile à la haute société, elle créé une agitation sans précédant dans le pays de la Corrèze. Aujourd’hui plus de 170 ans apres les faits , son histoire continue de passionner ,car certains sont persuadés que Marie Lafarge a été victime d’une terrible erreur judiciaire. Alors victime innocente ou coupable machiavélique , voici pour vous aujourd’hui l’histoire de Marie Lafarge , l’empoisonneuse de la Corrèze.

Lorsque cette histoire débute en 1839, Marie Capelle a déjà passé vingt ans. Elle est belle, intelligente et raffinée et elle a un caractère bien trempé…Et puis surtout elle rêve d’amour , le grand , le beau , le vrai . Marie est une véritable romantique . Elle éconduit pour cette raison tous ces prétendants et atteint 23 ans sans l’ombre d’un mari . 23 ans ! Pour la France de l’époque, Marie est désormais une vieille fille , ce que son oncle ne supporte pas . Fâché et désespéré, il décide de faire appel à une agence matrimoniale . Et en deux jours , l’affaire est plié ,Marie Fortunée Capelle, 23 ans, sans profession, épousera Charles Pouch-Lafarge, veuf, gras, épais et inculte, 28 ans, maître de forges au Glandier et maire de la commune de Beyssac en Corrèze. 

Apres une unique rencontre ou chacun présenta ses garanties et ses bonnes mœurs, dans la précipitation la plus totale, le mariage est organisé et célébré. L’oncle ne veut pas perdre de temps ! Pourtant d’emblée, tout s’oppose à ce mariage d’inclination, tant les milieux fréquentés sont différents : Marie est une parisienne qui appartient au milieu mondain de la capitale, Charles est un provincial plus traditionaliste. Marie n’est pas très emballé au départ car c’est loin d’être le grand amour dont elle rêvait , mais après tout Charles est riche , il a un château et une usine elle finira par s’en accommoder se dit elle. Le lendemain de la cérémonie, les époux partent en diligence pour la Corrèze et arrivent au Glandier, commune de Beyssac, le 15 août 1839.

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