Li Wenliang ne pensait certainement pas à mal lorsqu’il a diffusé en Décembre 2019 un message destiné à ses collègues sur sa messagerie personnelle « Wechat ». L’ophtalmologue originaire de Wuhan de 34 ans tentait de prévenir qu’il avait découvert que sept personnes provenant du même marché aux poissons de la ville étaient contaminées par une sorte de virus inconnu qui ressemblait beaucoup au « Sras », un syndrome respiratoire aigu sévère, un virus mortel que la Chine connaissait déjà, puisqu’il était apparu dans le pays en 2002 et avait fait près de 800 victimes. Il a ajouté dans son message que ces malades étaient en quarantaine à l’hôpital où il travaillait dans la ville de Wuhan. Ainsi, il conseillait simplement à ses amis médecins de prévenir leurs proches des dangers de cette maladie nouvelle. Le virus dont il parlait serait officiellement identifié par les autorités chinoises comme le « 2019 n-CoV », quelques jours plus tard.

De simples mots qui ont eu, pourtant, l’effet d’une bombe et qui se sont vite transformés en captures d’écran virales. En voyant son message se répandre à une vitesse folle, Li Wenliang a compris que sa vie allait basculer et qu’il allait certainement être puni pour avoir divulgué une information non officielle. Et pourtant, tout était parti d’une bonne intention.

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