TRAFIQUANT : Pablo Escobar et le cartel de Medellin

TRAFIQUANT : Pablo Escobar et le cartel de Medellin

Il était a la tête du cartel de Medellin, et son nom suffisait á insuffler la terreur dans le coeur de presque tous les colombiens. Pablo Escobar a été le plus riche trafiquant de son époque et le plus craint de tous les barons de drogue. Sanguinaire , Impitoyable et sans merci , mais aussi sympathique , intelligent et généreux , sa personnalité complexe et sa vie extraordinaire suscite aujourd’hui encore l’étonnement et soulève moults questions . Comment est il devenu le numéro un mondial du crime ? Qu’a t’il fait pour arriver au sommet et surtout quelles sont les terribles erreurs qui ont causé sa chute ? Aujourd’hui nous allons vous raconter l’incroyable vie du plus grand trafiquant de drogue de tout les temps. 

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TUEUR EN SERIE : le tueur à l’échiquier 

TUEUR EN SERIE : le tueur à l’échiquier 

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Nous vous racontons, aujourd’hui, l’histoire de celui que la presse russe avait surnommé « le tueur à l’échiquier », l’un des plus grands serials killers de l’histoire de la Russie contemporaine. Dans un parc forestier de Moscou, il a tué en moyenne une personne par mois et ce  pendant cinq ans.

Source : tueursenserie

Voici son récit !

L’histoire d’aujourd’hui se passe dans l’un des plus grands parcs du centre de la capitale russe Moscou, le parc Bitsevski communément appelé le parc « Bitsa ». C’est un immense parc qui fait la fierté des Moscovites et qui s’étend sur environ 10 km du nord au sud et couvre une superficie de 18 kilomètres carrés de forêts et de verdures.

Il est traversé par la rivière Chertanovka et la rivière Bitsa. On y vient pour se reposer, se promener, faire du ski ou jouer aux échecs. Mais là, quelqu’un vient de trouver un autre hobby à y pratiquer…

Le 15 octobre 2005, un promeneur matinal découvre un cadavre, un crime odieux, le crâne est complètement fracassé et une bouteille introduite à l’intérieur. Qui a bien pu faire cela ? La police est dans l’impasse, elle ne trouve ni indices, ni témoins, ni empreintes digitales, ni traces d’ADN.

Un mois plus tard, un deuxième cadavre, toujours dans le parc au milieu des arbustes. Deux semaines après, un autre corps est découvert, puis un autre et encore un autre…À la fin de l’année, ce n’est  pas moins de 7 cadavres qu’on retrouve dans le parc. Des hommes de tous les âges, le crâne fracassé avec, soit une bouteille, soit un bout de bois  à l’intérieur. Des crimes odieux à la chaine !

Ça ne s’arrête pas en 2006 ! Au contraire, cela continue au rythme d’un cadavre tous les 15 jours. Le médecin légiste, après examen minutieux des cadavres, est formel : Le meurtrier utilise un marteau pour fracasser les crânes.

Mais, le mystère sur l’identite de l’assassin reste total. Est-ce une seule personne ou plusieurs ? Un homme ou une femme ? La police moscovite doit, maintenant, se rendre à l’évidence : il y a un tueur en série dans le parc de « Bitsa » ! À chaque nouveau cadavre, on ratisse les abords, mais on ne trouve rien. Pas le moindre bout par lequel commencer une enquête. Rien ! On se mobilise.

Les promeneurs sont fouillés à l’entrée et à la sortie du parc. Le nombre de gardiens est multiplié à chaque point de garde. On procède à des arrestations dès qu’un promeneur parait louche. L’alerte est générale. La presse s’empare de l’affaire et « le maniaque de Bitsa » fait la une des journaux. La psychose s’installe de plus en plus dans la ville.

Le rituel des cadavres se poursuit quand même, et cette fois-ci, avec un léger changement… Oui, le meurtrier semble changer de mode d’opération, il ne s’attaque plus qu’aux hommes ! Maintenant, il tue aussi des femmes, toujours, avec la même mise en scène : le crâne fracassé avec un morceau de bois enfoncé. Pourquoi a-t-i changé, soudainement, de genre de victimes ?

Le 15 Juin 2006, La police trouve dans la poche de la dernière victime, une certaine Maria Moskalova, une mère célibataire, un ticket de métro. Ce n’est pas grand-chose, mais on s’empare de cette piste, on veut l’exploiter à fond. Les policiers visionnent les vidéos des caméras de surveillance du métro. Ils trouvent des images de Maria à la station « Kakhovskaya », on la reconnait parfaitement sur le quai, puis à la sortie  de la station : elle était accompagnée d’un ami ; ils marchaient bras dessus, bras dessous…

On interroge son fils Sergueï à son retour d’école. Le petit garçon dit que sa maman est sortie avec un petit ami qui s’appelle Sacha. Il le sait, parce qu’elle lui a laissé un petit mot sur la table de cuisine pour le prévenir :

«  Je pars me promener au parc avec Sacha, mon téléphone est en panne, mais tu peux appeler Sacha à ce numéro. À tout à l’heure. »

La police cherche dans les fichiers des opérateurs de téléphone. Le numéro appartient à un certain Alexandre Pichouchkine âgé de 32 ans qui travaille comme manutentionnaire dans un super marché et habite encore chez sa mère.

Le 16 juillet 2006, les policiers moscovites arrêtent ce Sacha. Alexandre Pitchouchkine ne manifeste aucune résistance, mais il nie tout d’un bloc. Il ne connait pas cette Maria, il n’est pas allé au parc.

On le confronte aux photos des vidéos de la caméra de surveillance du métro, là où on le voit nettement à coté de Maria. Et là, après un petit sourire narquois, il change du tout au tout. Il ne se fait plus prier ; il avoue. Oui, il était parti faire un pique-nique avec Maria et puis, il a eu envie de la tuer… « Et puis le maniaque de Bitsa ? Bah, c’est moi ! »

Il avoue les 14 meurtres tout de suite sans qu’on lui en parle, sans qu’on l’y invite. Il est pressé de tout déballer, il n’attend que ça apparemment. D’un air effronté, il explique aux policiers qui l’interrogent que le nombre de ses victimes a été sérieusement sous-estimé :

Source : proximus

« J’en ai tué d’autres… Vous devez encore chercher, il y’en a plus. Soixante et un est le chiffre exact ! » Déclare Pitchouchkine qui se vante devant les policiers. Il est fier de son exploit, de son palmarès inégalé. La salle d’interrogatoire se glace d’horreur.

Durant 14 années, Alexandre Pitchouchkine a tué, en moyenne, une personne par mois pendant 5 ans, dans le centre de Moscou sans prendre de grandes précautions et sans être inquiété. Était-ce possible ?  Si oui, comment a-t-il pu passer entre les mailles du filet ? On envoie une équipe à l’appartement qu’il occupe avec sa mère, sa sœur, son beau-frère et son neveu. La famille est à milles lieux de soupçonner quoi que ce soit.

Certes la maman était un peu inquiète pour son fils, mais parce qu’elle trouvait qu’il buvait beaucoup et c’est tout. Les policiers fouillent partout et trouvent de nombreuses coupures d’articles de presse qu’il collectionnait sur « le maniaque de Bitsa » et un marteau avec une manche en plastique jaune.

À l’œil nu, le marteau ne présente aucune trace de sang, alors on l’envoie au laboratoire pour détecter si c’est l’arme des crimes. Les enquêteurs trouvent aussi, bien enfoui dans un tiroir, un échiquier dont 61 cases sont  cochées et remplies par des noms et des dates. Qu’est ce que cela peut bien vouloir dire ? On s’en empare, il faut tout vérifier. Dans le commissariat, on s’active, on ouvre les dossiers des disparus.

Effectivement, il y en a quelques uns parmi les noms inscrits. Mais, pas tous ! 12 noms sont introuvables pour lesquels on a déjà condamné quelqu’un. Il faut dire que pendant le temps de crise, les pénuries et la corruption, en Russie dévastée par les restes des dictatures,  l’institution s’arrangeait, lorsqu’un tueur est arrêté : il n’est pas rare qu’il soit accusé de quelques assassinats en plus, histoire de faire baisser le nombre de cas irrésolus.

En tout cas, à ce stade, les policiers sont sûrs que Pitchouchkine dit la vérité : il a tué toutes ces personnes. Les policiers chargés de son interrogatoire le questionnent encore. Il faut lui faire dire les noms de toutes les victimes et l’endroit où il les a enterrées. Pitchouchkine est ravi de l’attention qu’on lui prête. On n’a pas à le lui demander deux fois. Il est clair qu’il a envie de raconter ses exploits.

Il déballe tout en détail, le nom de chaque victime, comment il l’a rencontrée, comment il l’amène jusqu’au parc, sa méthode rodée qu’il utilise pour l’éliminer. Et il explique, comment, en bon joueur d’échecs, il a eu une idée de commettre autant de meurtres que de cases dans un échiquier qui contient 64 cases. Il ne lui restait plus que 3 cases ! Il avait presque atteint son objectif ! Il en parle comme si c’était l’idée du siècle !

Toute la Russie s’enflamme pour cette affaire, les médias sont là pour relater les dernières nouvelles. L’interrogatoire est filmé et retransmis à la télévision. Pitchouchkine est, désormais, appelé le « tueur à l’échiquier ». Lui, il se vante devant les caméras et raconte en détail sa vie de meurtrier : « En 1992, il commet son 1er meurtre sur la personne de Mikhaïl Odiytchouk.

Les 2 hommes étaient amis et camarades de classe. Ils avaient élaboré ensemble le projet de l’échiquier, mais Mikhaïl se rétracte à la dernière minute, il n’est pas sûr de vouloir faire ça. Furieux, Pitchouchkine le prend au dépourvu, l’étrangle et le jette dans les égouts du parc « Bitsa ». Une enquête a été ouverte à l’époque, elle remonte jusqu’à Pitchouchkine qui est interrogé par la police, mais nullement inquiété.

Il s’est senti, alors, intouchable. Il attendra neuf années avant de tuer à nouveau. En 2001, les alcooliques, idéalement seuls et isolés, deviennent la cible de ses pulsions de tueur. Il avouera lors de son procès avoir établi cette année là une liste des personnes de sa connaissance qu’il a envie de faire disparaître. Ilse met à tuer selon un rituel bien établi : Il les accoste à la sortie du métro « Kakhovskaya », se lie d’amitié avec eux et leur parle de son chien mort qui lui manque.

Il les invite à boire de la vodka sur la tombe dudit chien enterré dans le parc « Bitsa ».Une fois affaiblis par l’alcool, il les frappe et se débarrasse des corps en les jetant dans les égouts. Un jour, par hasard, il croise une de ses victimes qu’il croyait avoir assommées à mort. Elle a survecu.

Il n’aime pas ça, il décide alors de désormais défoncer méthodiquement le crâne de ses proies pour s’assurer qu’ils n’y survivent pas, en y enfonçant bâtons ou tessons de bouteille, toujours à coups de marteau. Il ne les jette plus dans les égouts, parce qu’il veut que la police les retrouve plus facilement ; il espère la notoriété, qu’on parle de lui dans la presse…

Son procès s’ouvre à Moscou le 13 août 2007 devant un tribunal présidé par le juge Vladimir Oussov. Des images de Pitchouchkine, présent à ces audiences préliminaires à huis clos, sont montrées à la télévision. La justice russe décide que son procès soit ouvert. Il se poursuit le 13 septembre de la même année.

Source : ichi

À l’ouverture du procès, Pitchouchkine plaide coupable. L’accusation a initialement retenu 49 meurtres, mais a dû renoncer à l’un des cas, faute de preuves suffisantes. Pitchouchkine est là dans le box, dans une chemise à carreaux, ni beau, ni laid, ni grand, ni petit, juste commun et transparent. Ayant avoué tous les crimes et même plus, le procès est là pour trancher s’il est apte à être jugé ou non.

Des experts de la principale clinique psychiatrique de Russie sont appelés pour le voir, ils constatent des dysfonctionnements multiples dans sa personnalité. C’est un psychopathe, mais il a prémédité ses crimes avant de passer à l’acte. Ils finissent par le déclarer sain d’esprit. Pitchouchkine est reconnu coupable de 48 meurtres et trois tentatives de meurtre. Il se lève, il veut parler. Il ne demande pas pardon, il n’a aucun remord. Il veut juste expliquer le plaisir qu’il prend à tuer :

«Chaque fois, je sentais que c’était une personne à moi, un feu brûlait en moi, et ne s’arrêtait pas tant que je ne les tuais pas. Comme un drogué en manque.»

Les 12 jurés reconnaissent à l’unanimité Pitchouchkine coupable de tous les faits qui lui sont reprochés et considèrent qu’il ne mérite « pas d’indulgence ». Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Il est tenu, par ailleurs, de suivre un traitement psychiatrique en prison.

Après l’énoncé du verdict, le juge se  tourne vers lui et lui demande s’il a tout compris de la sentence, Pitchouchkine répond avec effronterie : « Bien-sûr que j’ai tout entendu, je ne suis pas sourd ! »

En prison, il collectionne les articles qui parlent de lui. Il évoque l’envie d’écrire un livre qu’il intitulerait « Mémoires d’un maniaque ». En attendant, nous ne pouvons nous empêcher de penser : s’il était resté en liberté, une fois toutes les cases de l’échiquier remplies, qu’aurait-il fait ensuite ?

Nous vous racontons, aujourd’hui, l’histoire de celui que la presse russe avait surnommé « le tueur à l’échiquier », l’un des plus grands serials killers de l’histoire de la Russie contemporaine. Dans un parc forestier de Moscou, il a tué en moyenne une personne par mois et ce pendant cinq ans. Voici son récit !

 

Les sources :

MEURTRE : Les filles du Portel

MEURTRE : Les filles du Portel

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Aujourd’hui, nous allons vous raconter l’histoire des abominables frères Jourdain, une affaire criminelle française qui a épouvanté la France entière en 1997, à la suite de la disparition de quatre jeunes filles de 16 à 20 ans dans le petit village Le Portel dans le Pas-de-Calais.

Dans Le Portel, chaque mois de février, c’est la fête pendant 3 jours ; le carnaval est le gage qui perpétue l’authenticité et les traditions de la région. On défile dans les rues, on porte les plus beaux déguisements et on va de maison en maison pour déguster des crêpes. Malheureusement, c’est dans le décor de cette belle fête que cette terrible affaire survient…

Le 11 février 1997, c’est le soir du bal ! Peggy et Amélie Merlin, deux sœurs porteloises, ont invité Audrey et Isabelle Ruffin, des amies à elles qui ne sont pas de la région, à assister à cette magnifique soirée. Elles veulent leur faire découvrir comment on s’amuse dans la région!

Les quatre jeunes filles toutes excitées passent l’après-midi ensemble à coudre leurs déguisements. Elles veulent être les plus belles à défiler : Peggy sera marquise, Amélie , un Pierrot, Audrey sera en mousquetaire et Isabelle sera indienne. Elles sont toutes contentes de passer la nuit, dehors, au milieu de la foule.

Source : deltafm

En effet, ce soir-là, les quatre jeunes filles, âgées de 16 à 20 ans, ne pensent qu’à faire la fête en participant au carnaval de Le Portel. C’est le dernier jour, alors, elles profitent à fond de l’ambiance festive au milieu des convives et des carnavaleux ;  elles s’amusent, dansent et chantent à tue-tête.

Elles sont émerveillées quand, sur la place, on brûle le « Batiss » une grande marionnette de chiffon, signe de clôture du bal. Elles sont tellement contentes qu’elles décident de prolonger les festivités en se rendant au bal d’Équihen où la fête va se poursuivre, jusqu’à 7h du matin ; elles prennent la route d’Equihen-Plage, mais c’est à trois kilomètres de là. La tradition veut  que des automobilistes acheminent les « carnavaleux » entre les deux communes. Ensemble, elles ne craignent rien, il n’y a rien de mal à faire de l’auto-stop pour aller plus vite…

Le lendemain, à 7 heures du matin,  la mère de Peggy et Amélie a rendez-vous avec ses filles sur la place de Le Portel. Elles ne se présentent pas. Au début, Marie-Josée Merlin n’est pas inquiète, elles ont dû veiller tard et dormir chez des copines. Mais la matinée passe et aucune nouvelle des filles.

Alors, elle appelle Laure Lamotte, la mère d’Audrey et Isabelle qui n’a pas de nouvelles de ses filles, non plus. Les deux mères s’inquiètent de plus en plus et en début d’après-midi, elles décident d’aller à la gendarmerie. La police de Boulogne-sur-Mer ouvre une enquête pour « disparitions inquiétantes », même si elle ne s’alarme pas au début. Le procureur de la République privilégie la thèse de la fugue, c’est le carnaval et cela arrive souvent que des jeunes fuguent à cette période. La fête fait tourner la tête comme on sait !

Mais Laure Lamotte et Marie-Josée Merlin, les deux mamans, ne croient pas vraiment à cette version de fugue ; les filles n’ont rien emporté, ni papiers, ni vêtements, ni argent et elles étaient en déguisements. Elles seraient au moins rentrées chez elles pour se changer.  Mais depuis la fin du bal, rien, même pas un appel ! Non, quelque chose a dû leur arriver, il n’y a pas d’autres explications. Deux jours sans nouvelles et sans que la police ne s’inquiète vraiment !

Les heures passent et l’angoisse monte, terrible, irrépressible. Les familles ne veulent plus attendre, elles mobilisent, alors, leur entourage…on  entreprend des recherches ; on fouille les plages, les cabanes isolées, les dunes…On fait passer le mot et on lance une campagne d’affichage dans le village.

Trois jours après la disparition des quatre jeunes filles, un premier rebondissement se produit. Un coup de fil anonyme raconte à l’une des mères des filles la présence de deux types louches, le soir du carnaval, dans une camionnette, une Peugeot J5 blanche à rayures vertes.

Paniquées, Laure Lamotte et Marie-Josée Merlin préviennent la police et aussi un journaliste local : un papier sur la disparition paraît le lendemain dans le journal du village. L’information fait l’effet d’un feu de poudre dans toute la France. Tous les médias nationaux s’intéressent désormais à la disparition des quatre filles du Pas-de-Calais.

On cherche les filles partout et on les voit aussi partout ! 6 jours après la disparition, les multiples témoignages affluent. C’est sûr, on a vu les quatre filles à Fréjus, à Outreau ou même à Paris ! La police cherche le propriétaire de la camionnette, mais sans grande conviction, car elle privilégie, de plus en plus, l’hypothèse de la fugue.

Les mamans reçoivent un autre coup de fil anonyme, une femme cette fois-ci, elle annonce que la camionnette recherchée depuis plusieurs semaines appartient à deux frères : les Jourdain. Ces deux frères sont deux ferrailleurs bien connus de la police, car ils ont été déjà condamnés pour viol et meurtre et ils habitent à Dannes, à 20 kilomètres de Le Portel.

Source : spark.adobe

L’entourage et les amis de la famille se dirigent rapidement vers cette ville, on questionne les habitants sur les deux frères Jourdain qui s’avèrent être vraiment des personnes peu recommandables, car tous les deux condamnés pour viol et meurtre. Les gendarmes, à leur tour, appellent la police à Dannes pour leur donner les indications relatives à la camionnette recherchée. Le dernier propriétaire leur annonce avoir vendu le véhicule, quelques jours auparavant, à un certain Jean-Michel Jourdain.

Ça y’est, il ne fait plus aucun doute, la police court arrêter les deux frères ! Les deux hommes, au physique de catcheur et à la mine rustre, vivent dans une maison délabrée située dans la rue du Stade, au milieu de détritus, d’amoncellement crasseux de cuvettes dépolies, de machines à laver hors d’usage, de bidons crevés et de ferraille morte : ce sont de vrais marginaux qui vivent en dehors de la société.

La police scientifique dirigée par le commissaire Romuald Muller y découvre, notamment, la camionnette repeinte en bleu qui révèle la présence de deux pièces à conviction : des cheveux appartenant aux filles et une boucle d’oreille et son fermoir appartenant à Audrey Rufin.

En garde à vue, le 20 février 1997, devant les policiers, Jean-Michel et Jean-Louis Jourdain sont comme des murs. Le frère cadet Jean-Michel se maitrise et ne lâche rien, mais les enquêteurs essaient d’amadouer Jean-Louis, le frère ainé, benêt, en jouant sur la corde sensible, son amour pour sa sœur morte.

Avant la fin de la garde à vue, on parvient à le faire craquer. Il finit par indiquer l’endroit où se trouvent les corps des filles : la plage de Sainte-Cécile, près du Touquet, à proximité d’une casemate allemande de la Seconde Guerre mondiale. Le 21 février 1997, les corps des jeunes filles, mal rhabillés, sont effectivement retrouvés superposés les uns contre les autres dans une fosse recouverte de sable à Sainte-Cécile.

Les autopsies montrent des signes importants de violence sur Isabelle et de viol sur les trois autres filles. Les quatre ont été étranglées, mais du sable retrouvé dans les poumons de Peggy montre qu’elle a été enterrée vivante. Un crime horrible et odieux !

C’est l’effondrement général ! Tandis que la presse relate les actes de barbarie que les deux frères ont fait subir aux jeunes filles, l’opinion s’enflamme. La maison des frères Jourdain est brûlée, le reste de la famille doit être mise sous protection judiciaire pour ne pas être lynchée en public.

Dans le Pas-de-Calais, les gens manifestent et défilent silencieusement par centaines pour faire part de leur colère et montrer leur indignation. Ils en veulent aux autorités car les frères Jourdain sont récidivistes.  Le Président de la République de l’époque, Jacques Chirac, va même prendre la parole à la télévision pour faire part de son horreur et assurer que la justice sera faite dans une tentative d’apaiser les tensions.

Cependant, l’exaspération des Portelois est d’une ampleur inégalée, ils ne comprennent pas pourquoi l’on a fait sortir de prison ces meurtriers et ces violeurs, pourtant récidivistes. Jean-Louis Jourdain a été condamné pour viol en 1989 et a passé 7 ans en prison.

Son frère Jean-Michel a été condamné en 1980 à 10 ans de prison pour attentats à la pudeur avec violence. En 1989, il est de nouveau condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour le meurtre par strangulation de son ex-compagne. Si on ne les avait pas libérés, les filles seraient bien toujours vivantes. Le débat est national !

Le procès des Jourdains a lieu devant la Cour d’Assises de Saint-Omer à la fin du mois d’octobre 2000. Vu l’horreur de leurs actes, les deux frères meurtriers seront surnommés par l’avocat général Luc Frémiot «Les frères siamois de l’horreur » et par les médias « Les monstres du Boulonnais».

Le procès est fortement médiatisé et toute la France retient son souffle dans l’attente du verdict. Jean-Louis continue d’avouer les faits, mais en modifiant sensiblement sa version initiale, tandis que son frère Jean-Michel nie toujours tout en bloc. Les deux hommes se rejettent la faute.

Jean-Michel explique n’avoir rien fait et s’être contenté de « regarder la mer », tandis que son frère Jean-Louis l’accuse des viols et des meurtres. Ils parlent tous les deux d’un blockhaus où les filles auraient été gardées avant d’être tuées. La reconstitution montrera que cette version ne tient absolument pas. Ce soir-là, les 4 jeunes filles sont montées sans se méfier dans la camionnette des frères Jourdain.

Ces deux prédateurs venaient d’acheter un véhicule qu’ils avaient bricolé de manière à ne plus pouvoir sortir une fois à l’intérieur. Tout porte à croire que les quatre jeunes filles ont été tuées dans la camionnette, les unes après les autres. « On imagine le calvaire vécu, car elles ont assisté aux meurtres et aux viols de chacune d’entre elles » indique l’avocat général Luc Frémiot.

En tentant d’expliquer la brutalité de ces crimes, les experts ont insisté sur le fait que les deux frères étaient des consommateurs effrénés de pornographie violente. Les films et les magazines X constituaient même l’essentiel de la culture de la famille Jourdain.

Les médecins légistes évoquent les violences sexuelles, les nombreuses ecchymoses retrouvées sur les corps des victimes et la brutalité inhumaine dont les deux frères ont fait preuve. Un vrai massacre perpétré par deux monstres inqualifiables. Le procès ne donnera pas plus de réponses.

Les deux frères sont finalement condamnés le 27 octobre 2000 à la demande de Luc Frémiot, magistrat chargé de l’affaire, à la prison à perpétuité assortie de peines de sûreté de vingt-deux et vingt ans pour enlèvements, séquestrations, viols et assassinats. La peine est définitivement confirmée le 27 mars 2002, à l’issue du procès en appel.

Source : france3-regions.francetvinfo

Lors des obsèques bouleversantes des quatre filles à la basilique de Boulogne-sur-Mer, le père Leprêtre s’adressera aux quatre cercueils et interpellera la société toute entière : « Je crois qu’un jour, Peggy, Amélie, Audrey et Isabelle, vous viendrez à notre rencontre et que vous nous direz : qu’avez-vous fait de notre mort ? »

Aujourd’hui, 22 ans plus tard, cette histoire qui a épouvanté toute la France dans le temps, reste impossible à oublier. Le 6 mars 2019, Jean-Louis Jourdain détenu au centre pénitentiaire de Caen depuis son inculpation, a succombé à un cancer. Il avait 59 ans. Il est mort en prison.  Ceci dit, il reste toujours la question de mise en liberté du cadet. Lui sera-t-elle un jour accordée vu que sa peine de sûreté est déjà dépassée ? Seul l’avenir nous le dira ! Portez-vous bien.

Aujourd’hui, nous allons vous raconter l’histoire des abominables frères Jourdain, une affaire criminelle française qui a épouvanté la France entière en 1997, à la suite de la disparition de quatre jeunes filles de 16 à 20 ans dans le petit village Le Portel dans le Pas-de-Calais..

 

Les sources :

TUEURS EN SERIE : Fred et Rosemary West

TUEURS EN SERIE : Fred et Rosemary West

Aujourd’hui nous vous invitons à découvrir un jardin anglais, au 25 Cromwell Street. Un jardin ou on déterre des cadavres de femmes à la pelle. Pourtant le propriétaire est un mâcon , un logeur bricoleur sans histoires. Ou presque.

 

En prenant connaissance de ce qui s’est passé au 25 Cromwell Street dans le Gloucester, un séisme ébranle l’Angleterre ! Le pays tout entier est sous le choc devant ce que la presse appelle « la Maison de l’horreur ». Les gens sont hypnotisés par ce scandale, des visites guidées sont organisées. Des T-shirts imprimés avec des mentions «Cauchemar sur Cromwell Street» ou «Le retour de Freddie» se vendent sous le manteau. Les services de police ont dû prestement retirer l’enseigne en fer forgé du «25 Cromwell Street» que les gosses du quartier pensaient voler pour le compte d’amateurs nécrophiles. C’est que, depuis Jack l’Eventreur, jamais les Britanniques n’ont été aussi ébranlés !

 

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DISPARUE : La famille Mechinaud

DISPARUE : La famille Mechinaud

Le 24 décembre 1972, le soir du réveillon de Noël. Jacques Méchinaud, un ouvrier de 31 ans, et sa femme Pierrette de 29 ans sont accompagnés de leurs deux enfants Eric et Bruno âgés respectivement de 7 et 4 ans. Ils réveillonnent chez les Fontanillas, un couple ami. La famille qui réside à Boutiers, près de Cognac en Charente, s’y rend en voiture, une Simca 1100 couleur grenat. Un détail étonne tout de même les Fontanillas : ce soir la , Jacques Méchinaud ne semble pas pressé de partir. Selon plusieurs proches, il «faisait traîner», alors qu’il sait que son collègue travaille à 4 heures du matin. Pourquoi ? On ne le saura jamais. Ils finissent en tout cas par repartir de chez leurs amis vers 2 heures 30 du matin ; ils prennent la route de Saint-Trojan pour regagner leur foyer, un trajet de 4 kilomètres à peine… ils disparaissent comme s’ils s’étaient volatilisés dans la nuit. Nous sommes le soir de Nöel. Personne ne reverra jamais la famille. .
ASSASSINÉ : EDOUARD STERN

ASSASSINÉ : EDOUARD STERN

L’histoire d’aujourd’hui revient sur l’assassinat du banquier français Edouard Stern, une affaire incroyable qui mêle sang, sexe, argent et latex.

Le banquier Edouard Stern est un héritier fortuné, connu comme la 38e fortune de France. Il grandit dans un hôtel particulier en plein cœur de Paris et à 22 ans, il est déjà membre du conseil d’administration de la banque de son papa, la banque Stern. À 24 ans, en manigançant avec son oncle, il met à l’écart son père et devient le grand patron de la banque. Il n’hésite pas à poignarder au dos son propre père pour une question d’argent et de pouvoir. En vrai loup financier, il sauve la banque familiale de la faillite et la vend ensuite au plus offrant ne se souciant guère de sa valeur affective pour la famille. Il épouse la fille de Michel David-Weill, le PDG de la banque Lazard, mais au lieu de succéder à son beau père, il se fâche avec lui et se consacre à la gestion d’un fonds d’investissements : Investment Real Returns. Son nouveau véhicule d’investissement est doté de 600 millions de francs de l’époque et des parts dans Eurazeo, Panzani, United Biscuits, Holdafine, Naïve Records. Edouard Stern mène aussi une vie mondaine et politique ; il est familier du gotha dont fait partie Nicolas Sarkozy et Laurent Fabius…Mais en privé , c’est un prédateur sexuel qui aime s’adonner à des jeux sadomasochistes.

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